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Les Etats-Unis pourrait payer jusqu'à 10 M$ quiconque identifierait un hacker étranger tentant d’interférer dans les élections américaines

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Les Etats-Unis pourrait payer jusqu'à 10 M$ quiconque identifierait un hacker étranger tentant d’interférer dans les élections américaines
Il y aurait déjà une ingérence étrangère dans l'élection présidentielle américaine de 2020. © Pixabay

La présidentielle américaine de 2020 approche à grand pas. Le 3 novembre prochain, les Américains pourront voter pour leur futur président. Mais le spectre de l’ingérence russe lors de l’élection de 2016 est toujours présent. À l’époque, la Russie a interféré dans l'élection présidentielle américaine en favorisant le candidat républicain Donald Trump au détriment de sa rivale démocrate, Hillary Clinton. Une intrusion dans le système électoral, révélée par le rapport du procureur Robert Mueller en 2019. Un système qui s'appuyait alors sur trois piliers, décryptés par la Fondation Jean-Jaurès : une campagne sur les réseaux sociaux, la diffusion de mails piratés du Parti démocrate et des tentatives d'intrusion dans l'infrastructure des systèmes de vote.

Pour éloigner les fantômes du passé, le département d'Etat américain met toutes les chances de son côté en faisant appel aux citoyens à travers le programme Rewards for Justice (RFJ), le programme antiterroriste du Diplomatic Security Service. "Le programme Rewards for Justice (RFJ) du Département d'État américain, qui est administré par le Service de sécurité diplomatique, offre une récompense pouvant atteindre 10 millions de dollars pour toute information permettant d'identifier ou de localiser toute personne travaillant avec ou pour un gouvernement étranger dans le but d'interférer avec les élections américaines par le biais de cyberactivités illégales", peut-on lire sur le site du département d’Etat.

Le retour de l’ingérence russe ?

En février, le Congrès américain a estimé que les Russes étaient de nouveau en action et tenteraient discrètement de favoriser la réélection de Donald Trump. Selon les informations de l’AFP, ces révélations ont été faites par Shelby Pierson, une collaboratrice du chef du renseignement par intérim, Joe Maguire, à des parlementaires lors d'un briefing censé rester confidentiel. Cette fuite d'information à conduit le président américain à limoger son chef du renseignement, lui préférant un de ses fidèles.

"Si les informations sont vraies et que le président interfère avec cela, alors il est de nouveau en train de mettre en péril nos efforts visant à arrêter toute ingérence étrangère. Exactement comme nous avions prévenu qu'il le ferait", avait tweeté Adam Schiff, un des parlementaires présent au briefing. Celui-là même qui fut le procureur en chef dans le procès en destitution de Donald Trump au Sénat en janvier dernier.

Si Donald Trump qualifie ces informations de nouvelle "campagne de désinformation lancée par les démocrates du Congrès", la Russie parle de son côté de paranoïa. Dmitri Peskov, porte-parole du Kremlin, a dénoncé "de nouveaux messages paranoïaques qui seront malheureusement de plus en plus fréquents au fur et à mesure que l'élection approche" aux Etats-Unis.

En 2016, déjà, Moscou niait toute implication russe dans l'élection présidentielle.

À lire aussi — Donald Trump aurait fait pression sur le premier ministre australien pour qu'il aide à discréditer l'enquête sur l'ingérence russe

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