Quentin Sannie, cofondateur et directeur général de Devialet. REUTERS/Christian Hartmann

Avec l'intelligence artificielle, les objets connectés sont sous les feux des projecteurs économiques en France.

Le Medef a un plan pour faire de la France "la Silicon Valley des objets connectés" et Devialet part à la conquête de l'Asie avec son enceinte Phantom. 

Mais l'espoir de succès économique sera impossible avec le moindre défaut de fabrication ou toute autre faille dans la sécurité des produits.

Les industriels en-ont ils conscience?

C'est précisément la crainte émise par le ministère de l'Intérieur dans un rapport consulté par Le Monde

"La sécurité des objets communicants ne constitue pas une préoccupation réelle des industriels", pointe ainsi la toute nouvelle délégation ministérielle aux industries de sécurité et à la lutte contre les cybermenaces (DMISC), dans son premier rapport.

Pour la DMISC, ce sont les utilisateurs qui risquent de payer ce manque de vigilance. Elle considère qu'il existe "des risques pour la confidentialité des données personnelles, mais aussi pour l’intégrité physique des personnes", remarque le quotidien.

Créée en début d'année, cette délégation a pour mission de développer et de protéger la capacité industrielle et technologique de la France en matière de sécurité et de lutte contre les cybermenaces.

La France s'est par ailleurs dotée d'un commandement cyber, le Cybercom, qui est chargé depuis le début de l'année de mener les opérations militaires dans l'espace numérique. Le chef d'état-major des armées supervisera 2600 "combattants numériques" d'ici 2019.

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