Les Français veulent plus se faire oublier sur Google que leurs voisins européens

Une petite fille se cache. Wikimedia Commons/Loveteamin

En bientôt trois ans, Google a reçu plus de 700.000 demandes de déréférencement dans toute l'Union européenne. Parmi elles, 225.000 concernent la France, soit 32% des cas de toute l'UE. 

Les Français sont ainsi loin devant les autres citoyens européens en matière de demandes de suppression d'URL dérangeantes.

Le Royaume-Uni arrive deuxième, avec moitié moins de demandes (105.000), suivi de l'Allemagne avec 95.000 formulaires remplis.

Le droit au déréférencement ou "droit à l'oubli" concerne les personnes qui souhaitent que ne s'affiche plus certains résultats des moteurs de recherche lorsqu'on y tape leur nom et prénom.

D'après Google, 48% des 225.000 demandes françaises de suppressions d'URL ont été accordées, contre 52% de refus. 

Dans son rapport d'activité pour l'année 2016 présenté lundi 27 mars 2017, la Cnil (Commission nationale informatique et libertés) précise avoir reçu en 2016 plus de 400 plaintes de personnes physiques qui ont essuyé un refus de Google. 

Le droit au déréférencement a été consacré par la Cour de justice de l'Union européenne (CJUE) en mai 2014, soulignant notamment que "les personnes disposent d’un droit à demander le déréférencement d’informations en lien avec leur identité, sous réserve de certaines conditions et notamment de l’intérêt du public à avoir accès à l’information".

Vous avez apprécié cet article ? Likez Business Insider France sur Facebook !

Lire aussi : La plus haute juridiction administrative française demande à l’Europe de dire si on peut définitivement disparaître des résultats Google

VIDEO: Voici les aliments à manger pour avoir un cœur en bonne santé