Les horlogers suisses n'ont jamais autant rapatrié de montres qu'en 2016, ont constaté les douanes suisses.

C'est pour mieux les réutiliser, explique un spécialiste à la Tribune de Genève.

François-Xavier Mousin, cofondateur de l’agence marketing Opus Magnum à Genève, indique au quotidien suisse pourquoi ce n'est pas inquiétant que des groupes comme LVMH et Cartier choisissent de récupérer leurs invendus: 

"C’est plutôt le signe que l’industrie se bat contre le bradage, sur des canaux secondaires de la vente, de leurs produits. Ces chiffres indiquent que les horlogers reprennent les montres pour les réutiliser en partie afin de créer de nouveaux produits. C’est une décision difficile à prendre, il faut avoir les reins solides, mais il est aujourd’hui pire pour un horloger de voir ses vieux stocks être bradés que de reprendre sa marchandise."

Ce sont surtout des modèles haut de gamme qui sont concernés, vendus en moyenne 17.500 francs suisses (16.270 euros) au public, rapporte le quotidien suisse

Plutôt que de voir ces montres vendues à prix cassés par des détaillants spécialisés dans la braderie de luxe, les fabricants de garde-temps essaient donc de reprendre leurs invendus pour les retravailler.

Ce changement de stratégie intervient alors que le secteur de l'horlogerie fait face à sa plus forte baisse d'exportations

Délaissé par les touristes chinois, le groupe Richemont, propriétaire de Cartier et IWC, a ainsi racheté ses stocks à Hong Kong, mais s'apprête aussi à supprimer 200 à 250 emplois.

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