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Les idées les plus étranges que les écoles du monde entier envisagent pour la rentrée


Exemple d'une classe en plein air à Turin, en Italie, en juin 2020. © Nicolò Campo/LightRocket via Getty Images

Pour de nombreux élèves de la maternelle à la terminale, la rentrée des classes approche — et elle sera un peu différente cette année. Certaines écoles, comme celles de New York, ne prévoient qu'une réouverture partielle. D'autres, comme en Floride devraient rouvrir complètement. Et d'autres, comme en Californie, devraient rester fermées et assurer une éducation à distance.En attendant, aux États-Unis, pays le plus touché par la pandémie, le président américain Donald Trump a menacé de couper le financement des é coles qui ne rouvrent pas — ce qu'il n'est pas légalement habilité à faire.

Voici quelques idées à l'avant-garde de la réouverture des écoles, allant des tests fréquents à l'enseignement en plein air :

Une suggestion intrigante nous vient d'une petite ville allemande : les élèves s'auto-administrent leurs propres tests de dépistage du coronavirus à l'école

Une jeune femme regarde un prélèvement qu'elle doit utiliser pour effectuer un test nasal auto-administré à Denver, en mai 2020.  David Zalubowski/AP Photo

À Neustrelitz, en Allemagne, un test de dépistage du coronavirus négatif donne aux élèves un autocollant vert — et la liberté de ne pas porter de masque. Comme le rapporte le New York Times, les élèves peuvent volontairement se rendre dans les tentes de leur lycée, se procurer un kit de test et faire eux-mêmes des prélèvements. Il reçoivent les résultats plus tard dans la soirée.

Tout le monde peut réaliser deux tests gratuits par semaine. Ceux dont le test est positif doivent rester chez eux pendant deux semaines. Et ceux dont le test est négatif ont une étiquette verte jusqu'à leur prochain test.

Henry Tesch, le directeur de l'école, explique au New York Times que les tests proviennent d'un vieil ami d'une entreprise de biotechnologie. Il les a offerts à Henry Tesch en tant que pilote gratuit. Sans cela, cela aurait été une entreprise coûteuse.

Des écoles du monde entier ont essayé de faire venir certains groupes d'âge d'abord dans le cadre d'un test pilote — puis de ramener tous les autres

Les jeunes enfants de Ringsted Lilleskole, au Danemark, étaient en classe à l'extérieur en avril. Seuls les élèves de l'école primaire pouvaient retourner à l'école.  Ole Jensen/Getty Images

En Allemagne et à Wuhan, les étudiants les plus âgés — en particulier ceux qui devaient passer des examens — sont revenus en premier. Comme le rapporte le New York Times, l'Allemagne les a laissés revenir en classe en premier parce qu'"ils sont mieux à même de respecter les règles sur les masques et les distances".

Mais le Danemark a adopté une approche différente, les jeunes élèves revenant les premiers. Après que les taux soient restés faibles, les étudiants plus âgés ont suivi. Comme le rapporte la BBC, ces jeunes étudiants ont été maintenus dans "un cocon virtuel", où les groupes ne se croisent pas. Comme les taux sont restés faibles, les étudiants plus âgés ont commencé à revenir.

Une autre option similaire à l'étalement des groupes d'âge serait d'échelonner et de raccourcir les horaires — comme la ville de New York a dit qu'elle pourrait essayer

Des élèves maintiennent les distances sociales dans une école publique de New York, en juin 2020.  Michael Loccissano/Getty Images

Le 8 juillet, le maire de New York, Bill de Blasio, a annoncé que les 1 800 écoles publiques de la ville pourraient rouvrir à l'automne avec quelques modifications. Les 1,1 million d'élèves de la ville continueront à apprendre à distance, mais certains pourraient assister aux cours jusqu'à trois jours par semaine.

Les salles de classe, qui comptaient autrefois 30 personnes passeront à 12, enseignants compris. Chaque école devra déterminer quels groupes d'élèves faire venir à quelle heure, en réduisant leur temps de présence dans les écoles et en s'appuyant sur un modèle éducatif hybride.

Le 31 juillet, Bill de Blasio a annoncé que le taux de positivité des tests dans la ville devait rester inférieur à 3% pour que ce plan puisse être mis en œuvre. Le taux de positivité de la ville est récemment tombé en dessous de ce seuil, mais la ville devra le maintenir pour que les écoles ouvrent avec leur modèle hybride le 10 septembre.

Les garderies pour les travailleurs essentiels sont restées ouvertes à New York au début de la pandémie et ont réussi à maintenir le nombre de cas à un faible niveau. Ils ont utilisé la méthode des 'pods'

Deux enfants jouent sur un terrain de basket, à New York, le 30 juillet 2020.  Alexi Rosenfeld/Getty Images

La NPR (radio publique américaine) s'est penchée sur la manière dont les centres de garde d'enfants des travailleurs essentiels assuraient la sécurité des enfants et des familles. Elle rapporte que les établissements de la ville de New York ont créé des "pods" jusqu'à neuf enfants, tous assignés à un adulte. Dans ces groupes, les enfants n'observaient pas totalement la distance sociale — et ils ne portaient pas de masque tout le temps. Mais il n'interagissaient pas avec d'autres groupes.

"Ces expériences montrent qu'il est possible de rassembler les enfants sans garantie d'une épidémie ", explique le Dr Joshua Sharfstein à la NPR.

Certaines écoles débattent du degré de distance physique nécessaire — le Massachusetts ayant décidé que 90 centimètres seraient suffisants, alors que le CDC recommande 180 centimètres

Le 13 juillet 2020, le gouverneur du Massachusetts, Charlie Baker, fait signe de la main à travers la porte d'une salle de classe lors d'une visite scolaire à Southborough, Massachusetts.  Nancy Lane/Pool/AFP via Getty Images

Les premières directives scolaires du Massachusetts ont été publiées fin juin. Elles indiquent que le CDC recommande de maintenir une distance physique de 180 centimètres entre les individus et, bien que cela soit préférable, qu'une distance de 90 centimètres seulement pourrait entraîner une réduction de la transmission.

Les écoles peuvent opter pour une distance de 90 centimètres plutôt que de 180 centimètres. Cette distance légèrement inférieure pourrait permettre aux élèves de se sentir plus connectés avec leurs camarades de classe et leurs instructeurs. Une autre idée pour augmenter cette connexion est d'opter pour des visières plutôt que des masques.

D'autres suggestions consistent à utiliser d'autres espaces actuellement vides

L'immense Javits Center de New York peut accueillir des étudiants.  Noam Galai/Getty Images

Le New York Magazine suggère d'utiliser de grands espaces vides pour des classes socialement distanciées— surtout dans des endroits comme New York, où les théâtres et les auditoriums sont vides depuis mars.

Des espaces comme le Javits Center ont déjà été utilisés en guise d'hôpitaux de fortune, et peuvent tout aussi bien être reconfigurés pour accueillir des classes. Les centres de congrès, les théâtres, les auditoriums... dans d'autres villes pourraient être une solution pour que les étudiants puissent se réunir.

Pour contourner le problème des classes en intérieur, une autre idée est celle des cours en plein air

Nicolò Campo/LightRocket via Getty Images Exemple d'une classe en plein air à Turin, en Italie, en juin 2020.

Le concept des cours en plein air gagne rapidement du terrain car les risques d'infection sont plus faibles à l'extérieur, où le virus se transmet plus difficilement, selon une nouvelle étude de juin.

Dans un article du New York Daily News, le contrôleur de gestion de la ville de New York, Scott Stringer, a déclaré que le déplacement des salles de classe à l'extérieur était une décision logique — presque comme les restaurants et les bars qui se tournent vers les terrasses. Dans la ville, a-t-il noté, près de 3 millions de mètres carrés d'espace extérieur sont directement reliés aux écoles, de sorte que les écoles n'auraient même pas à recourir à l'installation de campements dans les parcs locaux et pourraient "maintenir un accès facile aux sanitaires et aux cafétérias".

Le New York Magazine ajoute que l'idée prend son envol ailleurs : une école du Vermont prévoit de tenir des cours à l'extérieur jusqu'à fin novembre, tandis que d'autres écoles de Philadelphie et de Knoxville prévoient de tenir des cours à l'extérieur à l'automne.

L'Atlantic écrit que les classes en plein air "pourraient être la réponse au problème de la réouverture des écoles", mais note également qu'une journée scolaire en plein air inclurait beaucoup moins de technologie, serait soumise aux conditions météorologiques et ne répondrait pas nécessairement à un autre problème : le transport.

Version originale : Taylor Borden et Juliana Kaplan/Business Insider

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