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Les investisseurs devraient suivre de près les primaires de la droite, recommandent ces analystes

Les investisseurs devraient suivre de près les primaires de la droite, recommandent ces analystes
© REUTERS/Eric Feferberg

Le scrutin présidentiel américain a indirectement offert un regain d'intérêt à la primaire de la droite et du centre.

Dans une note publiée le 16 novembre, les analystes de Barclays recommandent même de suivre le dénouement du scrutin de près, car ses répercussions sur l'économie européenne peuvent être nombreuses.

Le troisième et dernier débat de la primaire a lieu ce soir, le premier tour est prévu ce dimanche 20 novembre.

Depuis le succès de Donald Trump aux Etats-Unis, les investisseurs prennent au sérieux le risque que Marine Le Pen devienne la prochaine présidente en France. Or, "avec l'Allemagne, la France est un des deux principaux piliers de l'Union européenne". Dès lors, le résultat de la présidentielle française aura un impact sur toute l'Europe.

Barclays admet que "le vote est difficile à anticiper et les sondages peuvent être trompeurs" mais voici les scénarios politiques envisagés par les analystes de la banque :

  • Plus la participation sera élevée, plus les chances d'Alain Juppé de l'emporter seront élevées.
  • Une participation faible devrait favoriser au contraire Nicolas Sarkzoy.
  • Une victoire d'Alain Juppé à la primaire pourrait signifier une victoire à la présidentielle, "ce qui coïnciderait avec un environnement à faible risque".
  • Une victoire de Nicolas Sarkozy représente un risque plus élevé car "le vote au premier tour de la présidentielle le 23 avril 2017 serait plus fragmenté". Il y aurait alors "plus d'incertitude" sur qui serait l'adversaire au second tour de Marine Le Pen "entre Sarkozy, Macron, Mélenchon ou le candidat socialiste", notent les analystes.

Il plane une "incertitude sans précédent" sur l'environnement, notent les analystes, qui jugent aussi que les législatives du mois de juin seront "au moins aussi importantes" que les présidentielles, dans la mesure où elles pourraient résulter par la volonté de bloquer un parti extrême au parlement.

Résultat : "qui que ce soit qui gagne l'élection présidentielle, nous ne pensons pas qu'un référendum sur une sortie de l'Union européenne ou de l'Euro soit probable", écrivent les analystes. "Un tel référendum serait très dépendant des résultats des législatives" et il faudrait à Marine Le Pen une très large victoire aux législatives pour pouvoir pousser ce projet à bout.

Business Insider
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