Download_on_the_App_Store_Badge_FR_RGB_blk_100517

Les liaisons régionales abandonnées par Air France ne pourront pas être reprises

  • Recevoir tous les articles sur ce sujet.

    Vous suivez désormais les articles en lien avec ce sujet.

    Ce thème a bien été retiré de votre compte

Les liaisons régionales abandonnées par Air France ne pourront pas être reprises
© Laurent Errera/ Wikimedia Commons

C'est une annonce qui devrait contribuer à réduire la pollution de l'air dans l'Hexagone. Les liaisons régionales qu'Air France va abandonner ne seront pas reprises, a précisé lundi 22 juin sur RTL Jean-Baptiste Djebbari, le secrétaire d'Etat aux Transports, rapporte l'AFP. Une décision du gouvernement confirmée par Elisabeth Borne, la ministre de la Transition écologique, quelques instants plus tard sur BFMTV. "Nous allons demander dans le cadre du plan de sauvetage d'Air France des conditions environnementales. Parmi ces conditions, c'est effectivement qu'Air France se retire des lignes, notamment vers Orly, pour lesquelles existe une alternative ferroviaire à moins de deux heures et demie", a rappelé Jean-Baptiste Djebbari.

Mais "il n'est évidemment pas envisageable que des opérateurs quels qu'ils soient, notamment low cost, viennent s'y insérer. Donc nous prendrons un arrêté pour des raisons environnementales, compatible évidemment avec le droit européen, de manière à ce qu'il n'y ait pas, effectivement, ces effets de distorsion de concurrence", a-t-il ajouté. Air France a bénéficié d'un plan de soutien de 7 milliards d'euros de l'Etat, comprenant des prêts garantis par celui-ci ainsi que 3 milliards de prêts directs, en échange duquel la compagnie était tenue d'améliorer sa rentabilité mais aussi son impact environnemental.

En réponse, la transporteur aérien a décidé de réduire de 40% son offre sur les vols nationaux français d'ici à 2021, via la fermeture de destinations "lorsqu'il y a une alternative ferroviaire à moins de 2h30 et lorsque ce service n'alimente pas le hub de Roissy-Charles-De-Gaulle", avait précisé Benjamin Smith, le patron d'Air France.

Des discussions avec les régions

"Si on demande ça à Air France, ce n'est pas pour laisser une compagnie low cost prendre la place", a renchéri de son côté Elisabeth Borne. La ministre voudrait aller plus loin encore et interdire aux compagnies de casser les prix. "Je trouve très choquant quand on vend des billets à 15 euros, il y en a même qui vendent des billets à un euro. C'est faire croire aux gens qu'il n'y a pas de coûts écologiques. Je suis favorable à l'instauration d'un prix plancher", a-t-elle déclaré.

"Les lignes seront supprimées en concertation avec les régions", a indiqué Jean-Baptiste Djebbari, évoquant des discussions qui doivent s'engager "au retour de l'été". Par ailleurs, le secrétaire d'Etat a défendu le plan de sauvetage d'Air France, face aux rumeurs évoquant la suppression de 8 000 à 10 000 emplois au sein de la compagnie. "Ce que je constate, c'est que si l'Etat n'avait pas prêté à Air France 7 milliards d'euros, ce sont des dizaines de milliers d'emplois qui seraient aujourd'hui en danger", a-t-il estimé.

À lire aussi — Air France compte réduire de 40% ses vols en France d'ici 2021

Découvrir plus d'articles sur :