Voici les pires et les meilleurs mois pour investir en Bourse

Des visiteurs subissent des hauts et des bas d'un manège à l'Oktoberfest de Munich, 22 septembre 2018. REUTERS/Michael Dalder

Octobre est-il un mois maudit, pour les investisseurs en actions? A mi-parcours, le CAC40 a déjà signé une chute verticale de 8% (à l'heure où nous écrivons ces lignes), du fait des craintes liées à l'impact de la remontée des taux d’intérêt, à la dette publique italienne, à la guerre commerciale, au ralentissement de la croissance, aux négociations difficiles sur le Brexit… De quoi rappeler aux investisseurs chevronnés les coups de torchon retentissants d'octobre 2008 (-14% pour le CAC40, le mois suivant celui de la chute de Lehman Brothers), d’octobre 1987 (-23%)... et aux férus d'Histoire celui d’octobre 1929 (-12% sur le Dow Jones), qui avait marqué le coup d'envoi d’un marché baissier spectaculaire.

L'indice phare américain avait en effet chuté de 89% entre le pic de 1929 et le creux majeur de 1932, "sur fond de déflation et d’échec cuisant des politiques menées par les autorités américaines", rapporte Eric Galiègue, président de Valquant Expertyse. Le krach d'octobre 1929 avait marqué le début de la Grande dépression des années 30, la plus grave crise du XXème siècle, qui avait largement contribué au basculement dans la Seconde Guerre mondiale…

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Même avant ces sinistres épisodes, dès le début du XXème siècle, Samuel Langhorne Clemens (plus connu sous le nom de Mark Twain), le célèbre auteur des "Aventures de Tom Sawyer et des Aventures d’Huckleberry Finn", soulignait qu'octobre était "un mois particulièrement dangereux pour spéculer en Bourse".

Le romancier et humoriste avait toutefois ajouté:

"Mais il y en a d'autre : juillet, janvier, septembre, avril, novembre, mai, mars, juin, décembre, août et février".

Une citation qui rappelle que les actions constituent un placement risqué et volatil et que les investisseurs feraient mieux de rester sur leurs gardes en permanence... A moins de miser sur le très long terme — une stratégie fructueuse, le CAC40 ayant par exemple rapporté près de 5% par an (dividendes compris) sur les 20 dernières années, en dépit de plusieurs crises majeures.

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Pour autant, si plusieurs krachs retentissants ont eu lieu en octobre au cours de l’Histoire boursière, ce mois n'est — la plupart du temps — pas le plus négatif pour les investisseurs en actions. Traditionnellement, c'est plutôt le mois de septembre qui est à oublier. En effet, "entre 1950 et 2016, c'est en septembre que la performance du CAC40 a été généralement la plus négative, avec une perte moyenne de 0,8%", rapporte Eric Galiègue (sur la base de données Valquant Expertyse et Factset; le CAC40 n’existant que depuis 1988, les calculs sont fondés sur un indice "reconstitué", avant cette année). La performance moyenne du mois d’octobre est quant à elle positive, même si elle reste inférieure à la moyenne annuelle et très inférieure à celle de la période allant d’octobre à avril, traditionnellement la plus faste pour les investisseurs en actions (voir illustration ci-dessous)… Reste qu'après une chute de 8% sur la première quinzaine du mois, le millésime d’octobre 2018 ne devrait vraisemblablement pas être très bon...

Les meilleurs mois pour investir en Bourse... et les pires (en moyenne)

Valquant Expertyse, FactSet

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