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Les moustiques pourraient avoir moins envie de nous piquer si on contrôlait l'un de leurs gènes

Les moustiques pourraient avoir moins envie de nous piquer si on contrôlait l'un de leurs gènes
© Unsplash

Bien que les moustiques aient un rôle dans les écosystèmes, ils sont également les vecteurs de nombreux pathogènes par les piqûres qu’ils infligent. Les conséquences d'une piqûre peuvent aller d'une légère démangeaison, à des cas d'allergies plus graves, jusqu'à des maladies mortelles dans certains endroits du monde, comme le paludisme ou le virus Zika. Mais, s’il existait un moyen de faire que les moustiques ne ressentent plus l’envie de nous piquer ? C’est la question sur laquelle repose une étude italienne publiée dans la revue PLOS Biology jeudi 9 mai, rapporte Le Figaro.

Les femelles moustique piquent les animaux vertébrés, comme les humains et les chevaux, car cela aide les oeufs à mûrir. Les chercheurs ont découvert que cette motivation est due à un gène qui leur permet de produire une protéine bénéfique pour la ponte, semblable à celle contenue dans le jaune d'oeuf. Selon l'étude, la production de cette protéine diminuerait lorsque la femme moustique absorbe quelque chose de sucré, ou après qu'elle a piqué. C'est ce qu'ils ont démontré grâce à une expérience réalisée sur le moustique tigre asiatique, l'Aedes abopictus, connu pour son agressivité. L’expérience consistait à retenir plusieurs moustiques dans des gobelets avec des cotons imbibés d’eau, ou d’eau sucrée, et de les recouvrir d’un filet. En approchant des mains humaines, ils ont observé que les plus agressifs étaient ceux qui n’avaient pas eu accès à l’eau sucrée. Toutefois, d’après les auteurs de l’étude, les résultats ne restent significatifs que chez les jeunes femelles.

"Si nous pouvons modifier ces chemins, réduire la motivation des moustiques à piquer les humains, nous pourrions réduire la taille de la population de moustiques et, à terme, la transmission des maladies", affirmait dans un communiqué Paolo Gabrieli, chercheur à l’université de Pavia en Italie. Des travaux sont à l'essai et les chercheurs espèrent pouvoir arriver à stériliser les populations de moustique et contrôler ce gêne.

Business Insider
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