Les recherches d'une vie extraterrestre pourraient s'intensifier grâce à un nouveau partenariat de la NASA

Une illustration du télescope TESS — Transiting Exoplanet Survey Satellite — de la NASA. NASA's Goddard Space Flight Center

L'un des rêves de l'exploration spatiale a toujours été l'espoir de trouver un jour des traces de vie extraterrestre quelque part dans l'univers. La NASA a ainsi lancé en avril 2018 sa plus grande mission de recherche de planètes de l'histoire avec la mise en service du télescope spatial TESS pour "Transiting Exoplanet Survey Satellite". Et les recherches pourraient bien s'intensifier prochainement grâce à une collaboration entre le projet Breakthrough Listen, doté d'un fonds de 100 millions de dollars sur dix ans et porté par le milliardaire israélo-russe Yuri Milner pour détecter une vie extraterrestre intelligente, et le télescope de la NASA, rapporte le site américain Axios.

Les astronomes du projet Breakthrough Listen vont chercher des signes de vie extraterrestre intelligente sur les planètes découvertes par TESS, en ajoutant plus de 1 000 planètes possibles à leur liste de cibles. Depuis son lancement, le télescope spatial de la NASA a trouvé 29 exoplanètes confirmées, mais l'agence spatiale américaine espère que TESS découvrira "des douzaines de planètes de la taille de la Terre et jusqu'à 500 planètes deux fois moins grandes que la Terre", sans compter quelque "20 000 exoplanètes" au cours de sa mission principale de deux ans". Dans un communiqué, Pete Worden, directeur exécutif de Breakthrough Initiatives, a déclaré : "nous sommes impatients de travailler ensemble pour tenter de répondre à l'une des questions les plus profondes sur notre place dans l'univers : 'sommes-nous seuls ?'".

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Concrètement, Breakthrough Listen devrait utiliser des télescopes dans le monde entier pour scanner les planètes découvertes par TESS à la recherche de signaux radio. TESS utilise la méthode dite des transits qui permet de détecter une exoplanète en étudiant la diminution de la luminosité de son étoile lorsque la planète s'interpose entre le télescope et l'étoile en question. Cette méthode pourrait bien s'adapter à la chasse aux signaux radio puisque ceux qui s'échappent de la Terre vers l'espace sont surtout observés le long du plan orbital de la planète.

Mais réussir à capter des signaux radio d'une planète située à des années-lumière de la Terre ne sera pas une entreprise facile, a estimé Steve Howell, astronome à la NASA à Axios : "je pense que les chances de capter un signal qui fuit sont probablement très faibles parce qu'aucune de ces étoiles n'est vraiment très proche." En revanche, il serait probablement plus simple de capter un signal radio envoyé à dessein par une potentielle civilisation extraterrestre. 

Selon une étude publiée dans la revue Astrophysical Journal en juin dernier, seulement un tiers des quelque 4 000 planètes dites "habitables" actuellement connues par les scientifiques aurait des conditions propices pour maintenir des formes de vie complexes comme la nôtre. L'habitabilité d'une planète se définit par le fait qu'une "planète pourrait avoir la température adéquate qui permet l'existence d'eau liquide", avait expliqué Jean Schneider, astronome de l'Observatoire de Paris et spécialiste des exoplanètes à Business Insider France. L'eau liquide étant considérée comme un élément indispensable aux formes de vie que nous connaissons aujourd'hui, car elle facilite le développement d'activités biochimiques.

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