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Les supermarchés assurent qu'on ne connaîtra pas de pénurie en cas de reconfinement

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Les supermarchés assurent qu'on ne connaîtra pas de pénurie en cas de reconfinement
© Business Insider France/Claire Sicard

La situation sanitaire liée à la pandémie de Covid-19 a empiré ces derniers jours et des "décisions difficiles" devraient être annoncées par l'exécutif d'ici jeudi 29 octobre. Dans ce contexte anxiogène où toutes les options sont sur la table, le spectre d'un nouveau confinement ressurgit en attendant la décision des pouvoirs publics. Et certains craignent une nouvelle ruée dans les supermarchés, comme on avait pu le connaître en mars dernier. Selon Jacques Creyssel, patron de la Fédération du commerce et de la distribution (FCD), l'inquiétude n'est pas de mise.

Il a en effet confié ce mardi à l'AFP que l'on trouvera dans les supermarchés "tout ce qu'il faut sans difficulté dans les semaines qui viennent", à condition que "tout le monde reste raisonnable" dans ses achats. "Il y a quelques produits pour lesquels il y a eu une forte demande", explique-t-il, mais "les distributeurs se sont préparés à toutes les éventualités puisque différents scénarios sont sur la table".

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'Aucun risque de pénurie', confirme l'enseigne Leclerc

De leur côté, les distributeurs se veulent à la fois prudents, mais rassurants. Contacté par Business Insider France, la direction du groupe E.Leclerc ne souhaite pas commenter le contexte actuel, mais se contente de confirmer qu' "il n'y a aucun risque de pénurie, les stocks sont suffisants pour répondre à la demande". Pour Intermarché, c'est un peu la même chose. Si l'enseigne ne souhaite pas s'exprimer avant l'annonce des nouvelles mesures par le président de la République, sa direction nous précise cependant : "l'enseigne ne veut en aucun cas nourrir une nouvelle psychose naissante. Notez que nos 1 826 points de vents sont prêts à servir et nourrir les Français, comme ils l'ont été de mars à mai dernier".

Le groupement Système U tient à peu près le même discours. "On a un tout petit peu d'expérience, on a vu ce qui a précédé le confinement de mars, cela nous a appris un certain nombre de choses ainsi qu'à l'amont, aux industriels", a confié Thierry Desouches, porte-parole de Système U, à l'AFP. "Depuis la sortie du confinement, on a des stocks légèrement supérieurs à ce qu'ils sont normalement de produits qu'on dit 'psychologiques', comme les pâtes ou les conserves de légume". De quoi garantir les stocks en cas d'une nouvelle ruée dans les supermarchés.

Chez un autre distributeur, des approvisionnements renforcés pour les conserves, les pâtes, le riz...

Le distributeur Lidl, contacté également pas nos soins, ne souhaite "pas forcément prendre la parole sur le sujet", mais se veut lui aussi rassurant. La direction de l'enseigne précise "qu'ils ont toujours fait le nécessaire pour assurer des stocks conséquents pendant et hors confinement".

Enfin, chez un autre distributeur, un porte-parole assure qu'il n'y a pas à ce stade de risques de pénuries à signaler, les stocks ayant été sécurisés en entrepôts et en magasins. Les approvisionnements auraient néanmoins été renforcés sur les produits les plus demandés en cas de crise comme les conserves, les pâtes, le riz, les produits infantiles, l'hygiène, les surgelés et les références d'épicerie. Toujours selon ce même distributeur, le comportement des consommateurs n'aurait pour le moment pas changé, que ce soit sur la fréquentation des magasins ou sur le sur-stock de certains produits.

'Cette fois nous serons beaucoup plus sereins', affirme le président de Panzani

Du côté des industriels, l'anticipation d'un scénario catastrophe semble aussi de mise. Le fabricant de pâtes Panzani a confié au micro d'Europe 1 que ses ventes aux enseignes de la grande distribution avaient été augmenté de 30% pour le mois d'octobre. "La grande distribution a des stocks et nous avons des stocks également. Cette fois, nous serons beaucoup plus sereins. Les choses sont bien gérées. Il y aura suffisamment de blé pour assurer l'ensemble de la production", précise Xavier Riescher, président de Panzani.

Les ventes de pâtes avaient augmenté de 100% au printemps dernier lors du confinement, à un moment compliqué où les stocks de la récolte précédente étaient écoulés. L'État avait alors dû piocher dans les réserves d'urgence du pays, destinées à l'exportation.

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