Le bâtiment de La Sorbonne à Paris. Flickr/patrick janicek/CC

Souvent décrié, le classement de Shanghai reste un indicateur de référence pour juger le niveau des universités du monde entier. Problème : il ne sourit pas aux établissements français, puisqu'ils ne sont que 19 dans le top 500 mondial du classement sorti en août 2018. Le mieux classé est Sorbonne Université, qui pointe à la 36ème place. Le classement prend en effet plus en compte le niveau de la recherche des universités plutôt que leur qualité pédagogique. L'un des critères pris en compte est ainsi le nombre de citations des chercheurs rattachés à l'établissement dans les publications scientifiques.

En France, les chercheurs au CNRS inscrivent en règle général leur affiliation à cette institution en premier, et l'université qui les héberge en second. Hors, la base de donnée de Clarivate Analytics, sur laquelle se base le classement de Shanghai, ne prend en compte que la première affiliation. En conséquence, les universités françaises sont ignorées. Pour remédier à ce problème, la ministre de l'Enseignement supérieur, Frédérique Vidal, a envoyé un courrier au président du CNRS, Antoine Petit. Les Echos, qui ont eu accès à la lettre, indiquent que la ministre y demande que les chercheurs français soient désormais "affiliés" en priorité à leur université.

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Selon Frédéric Vidal, 30% des chercheurs les plus cités qui font leurs recherches dans un laboratoire hébergé par une université, appelés des "HiCi" — pour "highly cited researchers" — et comptabilisés par Clarivate Analytics, ne sont pas comptés comme affilié à l'établissement. "La conséquence estimée d'une pratique d'affiliation mettant systématiquement en première affiliation l'université et non plus l'employeur du chercheur HiCi est un gain de plusieurs places voire plusieurs dizaines de places", écrit la ministre dans la lettre.

Selon Daniel Egret, chargé de mission à Paris Sciences et Lettres interrogé par Les Echos, ces nouvelles pratiques pourraient faire gagner gagner 84 places à l'Université de Lorraine  et 26 places à celle de Montpellier, deux établissements situés dans la fourchette entre la 200e et la 300e place (au delà du top 100, le classement de Shanghai ne donne pas la position précise). Pour les facs les mieux classées, le gain serait moindre. Sorbonne Universités pourrait gagner 5 places et Paris-Saclay pourrait en gagner 3.

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