Les vendeurs de jouets s'allient pour proposer des produits que vous ne trouverez pas sur Amazon

Gene Kelly, Van Heflin, Robert Coote, Gig Young, dans Les Trois Mousquetaires, 1948. IMBd

Ne pas se faire damer le pion par Amazon ! C'est l'une des problématiques phare des distributeurs spécialisés et le monde du jouet n'y échappe pas. Pour renforcer leur attrait, JouéClub, King Jouet, La Grande Récré, Picwic, et Sajou ont dévoilé mi-mars une alliance — qui prend la forme d'un Groupement d'intérêt économique — en vue de trouver des jouets exclusifs qui ne seront vendus que chez les spécialistes du jouet, comme l'a révélé La Revue du jouet. Exit donc les références communes vendues également sur les plateformes internet ou dans les hypers et supermarchés. 

Au-delà des membres fondateurs, le groupement — qui rassemble déjà près de 700 magasins — pourra s'ouvrir à d'autres enseignes, si elles réalisent au moins 50% de leurs chiffres d'affaires avec le jouet. Le but est de proposer une gamme de produits — avec un objectif de 200 références dès cette année — que les familles ne trouveront nul part ailleurs, et les inciter ainsi à continuer à fréquenter les magasins de jouets ou à y revenir.

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Lancé en janvier, "ce GIE propose aux fournisseurs de la visibilité sur les volumes, assurant des débouchés à leur production en échange de produits exclusifs appuyés par des soutiens marketing", a indiqué à Business Insider France, un représentant du GIE.

Les premiers jouets issus de ce processus devrait apparaître d'ici la rentrée de septembre. Il ne s'agit pas pour autant d'uniformiser l'offre d'enseignes concurrentes.

"Ce n'est pas une super centrale d'achat. Les prix restent négociés en direct par les enseignes, et la différence en magasin se fera ensuite sur le prix et sur la capacité à mettre en avant les produits."

Pour parvenir à cela, il a d'abord fallu aux membres du groupement déterminer un cadre juridique pour éviter toute entente anticoncurrentielle puis travailler sur des volumes de jouets suffisant pour inciter les fournisseurs à apporter un soutien marketing.

L'année 2018 a été particulièrement mouvementée pour le secteur avec la faillite américaine de Toys'R'Us, et les placements en redressement judiciaire de Toys'R'Us France (repris ensuite par Picwic, l'enseigne de jouet de la famille Auchan), de La Grande Récré (repris par son PDG en association avec une foncière bordelaise). 

Outre la forte pression concurrentielle que subit le secteur depuis quelques années et le retard pris par certaines enseignes sur le digital, les magasins de jouets ont également souffert des blocages des "Gilets jaunes" avant Noël.   

D'après un bilan 2018 publié en janvier par le cabinet spécialisé NPD, le marché du jouet en France a reculé l'an dernier de 5% à 3,4 milliards d'euros. 

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