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Les voitures autonomes pourraient remplacer les conducteurs humains sur les routes d'ici 2050

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Les voitures autonomes pourraient remplacer les conducteurs humains sur les routes d'ici 2050
Tesla, le constructeur fondé par Elon Musk, est pour l'instant l'entreprise qui a atteint les stades de conduite autonome les plus élevés. © Tesla
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Le métier de chauffeur serait-il condamné à disparaitre ? Nous en sommes encore (très) loin mais un rapport indique que d'ici trente ans le volume de voitures autonomes sur les routes serait suffisant pour répondre à la demande de transport dans le monde. Selon la société d'analyse IDTechEx, les avancées technologiques dans ce domaine permettront aux véhicules de traiter bien plus d'informations en temps réel sur leur environnement que n'importe quel humain au volant. La 5G et les prochaines génération de réseau ne feraient qu'accélérer le passage aux automobiles connectées. Détecter un animal, rouler à une vitesse convenable, éviter d'être distrait par son téléphone... Les prochains modèles réduiraient drastiquement le nombre d'accidents sur les routes, sans totalement atteindre le chiffre rêvé de zéro décès par an.

Ainsi d'ici 2024, les véhicules autonomes pourraient égaler ou dépasser la vigilance humaine. Si les vente sont suffisamment soutenues, il y aurait assez de voitures sans conducteur aux États-Unis pour répondre aux besoins de transport des Américains en 2046, soit 3 000 milliards de kilomètres par an. Les analystes de IDTechEx prévoit même qu'après 2050, la conduite humaine sur les routes publiques serait prohibée dans certains pays pour éviter de potentiels accidents.

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Les voitures autonomes ne rassurent pas tout le monde

IDTechEx précise que son rapport s'appuie d'abord sur les progrès technologiques mais que la réglementation dépend évidemment de la confiance accordée par les gouvernements. Tesla, le constructeur à la pointe dans le domaine, fait l'objet d'une enquête de l'administration américaine sur l'efficacité de sa technologie. Les modèles du groupe californien, fondé par Elon Musk, sont responsables de onze accidents en trois ans aux États-Unis. En avril dernier, deux personnes sont décédées à bord d'une Tesla, après que l'automobile a quitté la route.

Malgré ces accidents, les constructeurs et les régulateurs dans de nombreux pays placent encore leurs espoirs dans les nouvelles technologies. Un véhicule autonome serait toujours potentiellement moins dangereux qu'un conducteur humain selon les grands groupes. L'Allemagne est la plus confiante dans ce domaine puis que le gouvernement a autorisé dès 2022 la circulation des automobiles de stade 4, c'est-à-dire uniquement pilotées par un ordinateur, sans qu'un conducteur touche à quoi que ce soit. Le Royaume-Uni, plus prudent, permet aux chauffeurs de seulement lâcher le volant durant une courte durée et dans des conditions de route spécifiques.

En France, la réglementation autorise depuis juillet dernier à retirer ses mains mais uniquement dans les embouteillages. Le conducteur devra toutefois se tenir "constamment en état et en position de répondre à une demande de reprise en main". Ne soyez pas surpris donc si vous voyez un chauffeur "les mains dans les poches" pendant que sa voiture avance toute seule.

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