Michel Barnier, négociateur principal de l'Union européenne pour le Brexit. REUTERS/Francois Lenoir

Michel Barnier, négociateur principal de l'Union européenne pour le Brexit. REUTERS/Francois Lenoir

Une facture de 50 à 60 milliards d'euros sera adressée au Royaume-Uni, le jour où Theresa May déclenchera l'Article 50 et, ainsi, le processus officiel de négociation du Brexit.

C'est ce qu'affirme la chaîne britannique Sky News qui cite Michel Barnier, principal négociateur du Brexit pour l'Union européenne, et d'autres fonctionnaires européens.

Selon Sky News, Michel Barnier dit que le Royaume-Uni devra payer une indemnité de 50 et 60 milliards d'euros pour "dettes impayées". Il aurait apparemment déjà suggéré ce montant aux chefs d'Etat européens ces dernières semaines et lors d'un meeting avec les 27 le mois dernier.

Une autre source indique à Sky News: "On nous a dit entre 50 et 60 milliards d'euros. On nous l'a dit de manière informelle au niveau des sherpas."

Le montant serait basé sur le fait que le Royaume-Uni doit continuer à participer au budget de l'UE jusqu'à fin 2020, et répondre de "dettes de retraite impayées et de paiements associés à des garanties de prêts".

Il a déjà été rapporté que l'UE envisage de facturer le Royaume-Uni pour le Brexit. Les informations de Sky News renforcent juste l'idée que l'union est disposée à le faire dès que l'Article 50, la "clause de retrait", sera déclenché. En novembre, le Financial Times avait appris de négociateurs européens que de telles discussions auraient lieu après le début du processus de sortie et qu'une indemnité sérieuse accompagnerait ce dernier.

Le mois dernier, les négociateurs européens se disaient hésitants à discuter des modalités de transition ou d'accord commercial tant que les termes du divorce ne seraient pas définis, d'ici à mi-2018 au plus tard. Theresa May avait de son côté souligné que cela reviendrait à ne laisser que six mois au Royaume-Uni pour négocier un accord de transition et un accord commercial.

Le Royaume-Uni a voté pour le Brexit lors d'un référendum le 23 juin dernier. Depuis, il a beaucoup été question de quand la Premier ministre britannique allait déclencher le fatidique Article 50. Le mois de mars 2017 est l'échéance envisagée actuellement, mais la Cour suprême décidera en janvier si Theresa May aura ou pas besoin d'obtenir le feu vertu du parlement pour le faire. Ce qui pourrait retarder le processus.

Theresa May a déjà annoncé qu'elle ne fera pas de "commentaire continu" sur le déroulé des négociations. Dans divers discours elle a souligné, toutefois, que la priorité de son gouvernement sera de limiter l'immigration. Cela impliquerait un "hard Brexit" car l'UE reste campée sur la position que le Royaume-Uni ne peut avoir à la fois accès au marché unique et limiter l'immigration.

Version originale: Lianne Brinded/Business Insider UK

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