Paul Magnette

Paul Magnette, ministre-président de la Wallonie. REUTERS/Francois Lenoir

Le Premier ministre belge Charles Michel a annoncé ce lundi après-midi que la Belgique n'était pas "en état de signer le CETA", l'accord de libre-échange entre l'UE et le Canada. 

"On nous a demandé de donner une réponse claire aujourd'hui. La réponse claire à ce stade, c'est non", a-t-il déclaré à la sortie du comité de concertation de la dernière chance, qui rassemblait toutes les entités fédérées. 

Les Wallons, représentés par leur ministre-président Paul Magnette, souhaitent que cet accord commercial intègre noir sur blanc la garantie que les services publics soient préservés et qu'il n'y aura pas de mécanismes d'arbitrage privés.

Mais selon le quotidien financier belge "L'Echo", il y a une autre raison pour laquelle Paul Magnette bloque avec tant de vigueur un accord négocié par 28 pays :

"le costume de parangon de démocratie et de pourfendeur du capitalisme qu’il vient de s’offrir le sert sans doute plus dans la lutte contre une extrême gauche qui ne cesse de chiper des électeurs aux socialistes que dans la défense de la cause des entrepreneurs wallons."

Selon le grand baromètre Ipsos/Le Soir/RLT-TVI de septembre dernier, le Parti du travail de Belgique (PTB) est ainsi devenu le troisième parti en Wallonie, en passant de 13,5% à 16,3%, derrière le PS et le MR.

De même, le journal flamand De Morgen estime que cette prise de position est autant une question de principe et d'opportunisme. Il s'agit d'une bonne occasion pour Paul Magnette de gagner en popularité et de devenir le leader naturel du centre-gauche belge.

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