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L'Hyperloop doit encore relever de nombreux défis, selon une étude

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L'Hyperloop doit encore relever de nombreux défis, selon une étude
Le projet d'Hyperloop de Virgin est toujours en phase de test. © Sarah Lawson/Virgin Hyperloop
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Le concept d'Hyperloop, qui veut faire circuler de grosses capsules à très grande vitesse dans des tubes sous vide, doit encore faire ses preuves avant une éventuelle exploitation commerciale, selon une étude publiée jeudi par Leonard, la plateforme d'innovation du groupe Vinci. Faire avancer une capsule à très grande vitesse dans un tube n'est pas un problème insurmontable, "mais le faire en assurant la sécurité des passagers dans les cas les plus improbables provoque une augmentation significative des coûts", constate Leonard. Il manque par ailleurs un cadre réglementaire, notamment en Europe.

Si les coûts de construction annoncés paraissent raisonnables, il faudra prévoir de nombreux ouvrages d'art, et construire de ruineux accès pour gagner le cœur des villes. En outre, aller très vite impose des courbes de très grand rayon, ce qui renchérit encore les projets. Sur le plan technique, "l'Hyperloop est un concept avec un niveau de maturité technologique au maximum de 6 sur 9. Les principaux acteurs proposent des solutions différentes et de nombreux verrous techniques restent à lever", juge l'étude de Leonard. Il reste notamment à régler des problèmes tels que le contrôle de la pression dans les tubes, la détection d'éventuels obstacles, le freinage d'urgence, la prévention du risque sismique, la mise au point des aiguillages ou la possibilité d'évacuer les passagers, mais aussi les risques sanitaires éventuellement provoqués par l'exposition des personnes aux champs magnétiques.

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Des performances et une demande pas encore au rendez-vous

À ce jour, aucun démonstrateur en grandeur nature n'a encore atteint les performances attendues, c'est-à-dire environ 1 000 km/h, constate aussi l'étude. Quant à la consommation énergétique, elle serait pour une relation de 400 km 7,2 fois plus élevée que pour un TGV et 1,3 fois plus élevée que pour un avion.

"L'existence d'une demande, autant que sa pérennité, doivent être assurées afin de motiver les investisseurs privés" susceptibles d'apporter les milliards nécessaires à la construction de lignes Hyperloop. Or, le contexte est "défavorable" avec la chute de la mobilité provoquée par la pandémie de Covid-19, pointe l'étude. "Hyperloop pourrait être envisagé en complément d'offres existantes, avec une capacité inférieure et des prix supérieurs à ceux des TGV et de l'aérien tels que nous les connaissons à ce jour", pour "une offre premium sur des axes à forte demande 'business'", conclut-elle.

Leonard cite l'est de la Chine, les Émirats arabes unis, les États-Unis et le Canada, ajoutant qu'"en Europe, ce moyen de transport n'exprimerait son potentiel qu'à l'échelle continentale". "En complément, le transport de marchandises présente un intérêt", ajoute l'étude.

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