Le PDG de Facebook, Mark Zuckerberg, et la COO, Sheryl Sandberg. Facebook

  • Brian Amerige, l'ingénieur de Facebook qui avait écrit une note interne dans lequel il s'attaquait à la "monoculture politique" de l'entreprise, vient d'annoncer sa démission.
  • Dans un nouveau texte, obtenu par Business Insider US et publié ce jeudi 11 octobre, il s'attaque également à la stratégie produits de l'entreprise.
  • "Je suis déçu de voir à quel point notre futur semble être dans la réaction", écrit-il.

L'ingénieur de Facebook qui a écrit une note interne, révélée cet été par le New York Times, dans lequel il s'attaquait à la "monoculture politique" de l'entreprise, vient d'annoncer sa démission dans un nouveau texte obtenu par Business Insider US, et publié ce jeudi 11 octobre.

Brian Amerige, qui s'identifie comme "objectiviste" — un courant de pensée proche du libertarisme et développé par l'auteure Ayn Rand —, reproche aux employés de Facebook de s'attaquer à tous ceux qui sont opposés aux "idées de gauche".

Il indique quitter l'entreprise car il est "épuisé de Facebook, de notre stratégie, notre culture, et de notre produit". En plus des questions politiques, Brian Amerige mentionne d'autres problèmes auxquels Facebook doit faire face:

"Notre produit est à un moment décisif (et ce depuis des années), alors que les partages sur l'appli Facebook continuent de baisser. Le virage vers les Stories pourrait aider, mais je suis déçu de voir à quel point notre futur semble être dans la réaction."

Facebook est notamment accusé d'avoir copié Snapchat sur plusieurs de ses fonctionnalités. Brian Amerige salue cependant les produits innovants lancés par Facebook — comme l'appli d'actualités Paper, dont l'existence a pourtant été courte, moins de deux ans, avant de disparaitre en 2016.

Il reproche également à Facebook de manquer de profils visionnaires:

"Je voulais que Facebook soit un endroit qui attire les gens avec un grand sens du produit, une attention, une intuition, et une petite obsession pour la qualité, auquel ils ont l'impression d'appartenir et dans lequel ils se sentent récompensés. Je pense qu'on a progressé, mais les vents contraires ont été et restent forts, et cela montre que cela se voit dans notre stratégie de produits futurs et le le relatif manque de personnes, au sein de Facebook, qui pensent au produit de manière forte."

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