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L'ingénieure qui a dénoncé la culture du harcèlement sexuel chez Uber dévoile 3 signaux d'alerte repérés dès ses débuts

L'ingénieure qui a dénoncé la culture du harcèlement sexuel chez Uber dévoile 3 signaux d'alerte repérés dès ses débuts
© Viking/Penguin Random House

Susan Fowler, l'ingénieure qui a dénoncé en 2017 la culture de harcèlement sexuel chez Uber, dévoile dans son nouveau livre, "Whistleblower" : My Journey to Silicon Valley and Fight for Justice at Uber", une série de signaux d'alerte repérés juste après ses débuts au sein de l'entreprise. Il y a trois ans, le billet de blog de Susan Fowler a conduit à un examen plus minutieux et à une prise de conscience accrue de la culture d'entreprise d'Uber. Ce message a finalement contribué à l'éviction du cofondateur et ancien DG de l'entreprise, Travis Kalanick. Le livre de Susan Fowler est déjà disponible aux Etats-Unis, et vous pouvez en lire un extrait sur Business Insider US.

Voici quelques-uns des signaux d'alerte remarqués par Susan Fowler lors de ses premiers contacts avec Uber :

Un entretien d'embauche retardé à cause d'un voyage d'affaires 'dingue'

Susan Fowler raconte qu'après avoir passé un entretien d'embauche chez Uber, elle n'a pas eu de nouvelles de l'entreprise pendant des semaines, mais un recruteur a ensuite demandé à programmer un autre entretien avec elle. L'ingénieure écrit qu'"Uber était désolé pour le retard, m'a-t-il dit. Ils venaient de rentrer d'un voyage d'affaires à Vegas, explique-t-il, et ils étaient trop occupés à gérer les retombées de ce voyage 'dingue' pour planifier des entretiens."

Le New York Times a rapporté que ce voyage était en fait une fête alcoolisée, avec une consommation de drogue, une agression sexuelle et le vol d'une navette par un employé. Susan Fowler a révélé qu'un collègue lui avait confié plus tard que les employés présents lors de ce voyage étaient "complètement bourrés".

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Un manque de femmes au sein des employés

Lors de son entretien chez Uber, Susan Fowler dit avoir été informée par les recruteurs du grand nombre d'ingénieures femmes employées dans l'entreprise. Elle se souvient qu'ils lui ont dit que "vingt-cinq pour cent" des ingénieurs étaient des femmes. Mais lorsqu'elle est arrivée dans les bureaux d'Uber pour son entretien, "les signaux d'alerte ont continué". "Les seules femmes que je me souviens avoir vues pendant ma visite étaient la coordinatrice du recrutement et la concierge", écrit Susan Fowler.

Un exercice de team building qui a mal tourné

Lors d'un événement pour les nouvelles personnes embauchées, Susan Fowler raconte qu'il y a eu un concours pour désigner "la personne la plus intéressante". Chaque groupe de personnes a choisi quelqu'un pour les représenter. Rassemblées sur scène, ces personnes "les plus intéressantes" faisaient face à "un juge" qui devait choisir un gagnant. Susan Fowler était l'une des personnes choisies par son groupe. Le juge, un directeur en ingénierie des logiciels, a désigné toutes les femmes sur la scène, écrit Susan Fowler. "Descendez et retournez à vos tables", a-t-il ordonné à toutes les femmes, se rappelle-t-elle. "Il n'était pas possible, me suis-je dit, que ce type ait éliminé toutes les femmes par hasard", écrit Susan Fowler. "Je me suis interrompu un peu trop longuement, et il a remarqué que j'étais toujours là sur scène", dit-elle. "Il m'a lancé un regard furieux et m'a fait signe de retourner à ma table. Je suis descendue et je l'ai regardé choisir l'homme le plus intéressant".

Version originale : Bryan Pietsch / Business Insider

Business Insider
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