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Linkin Park, Rihanna, Adele… Ces artistes qui refusent que Donald Trump utilise leurs chansons

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Linkin Park, Rihanna, Adele… Ces artistes qui refusent que Donald Trump utilise leurs chansons
Que ce soit pour ses meetings ou dans ses vidéos de promotion, ces artistes refusent que Donald Trump exploite leur musique. © William Iven / Pixabay

Les meetings politiques représentent une occasion rêvée pour fédérer ses électeurs et présenter son programme. Mais c'est surtout l'occasion de faire le show. Et quoi de mieux pour cela qu’une bande son parfaitement mûrie afin d’appuyer son propos et de susciter de l’émotion à la foule venue vous soutenir ? Pour certains politiciens, la question de la playlist est un véritable casse-tête. C’est notamment le cas de Donald Trump. Ce dimanche 19 juillet, le groupe Linkin Park a déposé une plainte auprès de Twitter pour atteinte aux droits d'auteurs après que Donald Trump a "retweeté" une vidéo depuis le fil de Dan Scavino, le directeur des réseaux sociaux à la Maison Blanche. D'après le Guardian, celle-ci s'apparentait à un message de campagne dans lequel figurait la musique du groupe de rock. Sur son compte Twitter, le groupe expliquait : "Linkin Park n'a pas soutenu et ne soutient pas Trump, et n'autorise pas non plus ses services à utiliser notre musique. Nous avons demandé le retrait." La vidéo a depuis été désactivée par Twitter.

Contrairement à son prédécesseur Barack Obama, le 45e président des Etats-Unis ne fait pas l'unanimité dans l'industrie du divertissement. Pour sa cérémonie d'investiture, en 2016, l’équipe de transition du président américain élu avait rencontré moult difficultés à trouver des chanteurs acceptant de s'y produire. Selon des médias américains, Andrea Bocelli, Céline Dion, ou encore le groupe Kiss avaient décliné l’invitation. Clivant, Donald Trump est un habitué des sorties polémiques lors de ses allocutions publics comme sur ses réseaux sociaux. En mai dernier, Twitter (son réseau social de prédilection) a apposé un bandeau d'avertissement à un de ses posts, expliquant que celui-ci avait enfreint les règles de la plateforme contre l'"apologie de la violence" en demandant aux autorités de Minneapolis de faire preuve de fermeté lors des manifestions contre la mort de George Floyd. Plusieurs artistes avaient alors exprimé leur soutien au mouvement Black Lives Matter et aux manifestants. Depuis les relations entre Donald Trump et l'industrie du spectacle ne se sont pas améliorées.

Voici une liste non-exhaustive des artistes ayant explicitement désapprouvé l’emploi de leur chanson dans des meetings de Donald Trump.

Linkin Park — Le 19 juillet 2020

Twitter a reçu une plainte de la société Machine Shop Entertainment, qui manage le groupe, après que Donald Trump a partagé une vidéo de campagne dans laquelle figurait une des chansons du groupe.

Les Rolling Stones – Le 28 juin 2020

Le 20 juin dernier, lors de son meeting à Tulsa (Ocklahoma), Donald Trump a lancé "You Can’t Always Get What You Want", une référence directe à la chanson des Rolling Stones. Le groupe a depuis déclaré dans un communiqué qu’ils collaboraient avec la société de droits musicaux BMI afin d’empêcher le président américain de jouer leurs chansons lors de ses rassemblements.

Panic ! At the Disco — Le 24 juin 2020

Le 24 juin dernier, le fils du président, Donald Trump Jr., fait jouer le morceau "High Hopes" alors qu'il monte sur scène, lors d’un rassemblement à Phoenix (Arizona). Brendon Urie, le chanteur de Panic! At the Disco a par la suite publié un message cinglant sur son compte Twitter à l'attention du président : "Cher campagne de Donald Trump, Allez vous faire f**tre, veuillez arrêter de jouer ma chanson. Pas merci."

Les Village People — Le 10 juin 2020

Le 5 juin 2020, le chanteur des Village People, Victor Willis a demandé à Donald Trump de ne plus utiliser leurs musiques pour ses meetings. En effet, lors d'un voyage officiel en Inde, Donald Trump avait utilisé la chanson "Macho man". Ayant d'abord refusé de contester l'utilisation des titres du groupe par le président américain, le chanteur s'est ensuite rétracté au regard des récents mouvements sociaux ayant secoué les Etats-Unis.

Le policier des Village People avait alors publié sur Facebook : "Si Monsieur Trump ordonne à l'armée américaine de tirer sur ses propres citoyens (sur le sol américain), les Américains se soulèveront tellement en nombre devant la Maison Blanche qu'il pourrait être contraint de quitter son poste avant les élections. Ne faites pas ça, Monsieur le Président ! Et je vous demande de ne plus utiliser aucune de mes musiques lors de vos rassemblements, en particulier 'Y.M.C.A.' et 'Macho Man'. Désolé, mais je ne peux plus fermer les yeux."

Prince — Le 14 octobre 2019

Le morceau "Purple rain" a été joué lors d'un meeting de Donald Trump à Minneapolis, le 10 octobre 2019. Après quoi, via un message diffusé sur le compte Twitter de l'artiste, les héritiers de Prince ont rappelé à l'équipe de campagne du président leur promesse de ne plus se servir des chansons : "Le président Trump a joué 'Purple Rain' de Prince ce soir à un événement de campagne à Minneapolis, après avoir confirmé, il y a un an, que l'équipe de campagne n'utiliserait plus la musique de Prince. Les héritiers de Prince ne donneront jamais autorisation au président Trump d'utiliser des chansons de Prince."

Nickelback — Le 11 octobre 2019

Donald Trump voulait se payer la tête de son adversaire Joe Biden en publiant un mème ironique... Après avoir déposé une plainte pour violation des droits d’auteur, le groupe de rock canadien Nickelback a réussi à faire retirer de Twitter une version modifiée du clip musical de leur chanson "Photograph". Cette dernière a été tweetée par Trump, qui tentait de lier l’ancien vice-président Joe Biden à un dirigeant ukrainien du secteur du gaz.

Gun N’ Roses — Le 5 novembre 2019

Axl Rose n'apprécie pas beaucoup Donald Trump. Sur son compte Twitter, le chanteur de Gun N' Roses a tenu a clarifier sa position, et celle de son groupe, quant à l'utilisation de leurs chansons par le président américain : "Le groupe a formellement demandé que notre musique ne soit pas utilisée lors de rassemblements ou d’événements associés à Donald Trump. Cependant, la campagne utilise des brèches dans les licences générales de représentation de différents lieux. Ceci afin de pouvoir utiliser la musique sans le consentement des compositeurs".

Le chanteur s'est fendu d'une série de tweets, très mécontent après que la chanson "Sweet child o' mine" a été entendu à plusieurs rassemblements de Trump : "Est-ce que je suis autorisé à le traiter de 'tas de merde' ?!"

Rihanna — Le 5 novembre 2019

En novembre dernier, à quelques jours des élections de mi-mandat, Donald Trump a utilisé la chanson "Don't stop the music" de Rihanna, lors d'un rassemblement dans le Tennessee. La chanteuse barbadienne a rapidement tweeté sa désapprobation : "Ni moi ni mon équipe ne serions de près ou de loin à un de ces meetings tragiques." Les avocats de Rihanna ont, par la suite, émis une ordonnance interdisant l’utilisation de sa chanson : "Une telle utilisation est inappropriée, car elle donne une fausse impression selon laquelle Mme Fenty est affiliée, liée ou associée d’une manière ou d’une autre à Donald Trump".

Pharrell Williams — 30 octobre 2018

Le chanteur Pharrell Williams a fait parvenir une ordonnance de "cessation et d'abstention" à Donald Trump par l'intermédiaire de son avocat, rapportait le Hollywood reporter. Dans sa lettre, l'avocat du chanteur-compositeur écrit : "Le jour d’une tuerie de masse au cours de laquelle onze êtres humains ont été assassinés par un nationaliste dérangé, vous avez utilisé 'Happy' lors d’un rassemblement politique dans l’Indiana. Il n’y avait rien de 'happy' dans la tragédie infligée à notre pays samedi. De plus, nous ne vous avons accordé aucune permission pour utiliser cette chanson, encore moins à cette fin".

En effet, le président américain a utilisé le titre "Happy" pour rythmer l'un de ses meetings quelques heures après un attentat meurtrier à la synagogue Tree of Life à Pittsburgs.

The Beatles — Le 22 juillet 2016

La succession de George Harrison, guitariste et interprète des Beatles, n'a pas apprécié que la chanson "Here comes the Sun" soit utilisé lors d'un rassemblement républicain, à l'arrivée d'Ivanka Trump. Celle-ci a déclaré sur le compte Twitter de l'artiste : "L’utilisation non autorisée de 'Here Comes the Sun' au Comité national républicain (à Cleeveland, en Ohio, ndlr) est offensante et va à l’encontre de nos souhaits". Sa famille a cependant ironisé sur une possible approbation en ce qui concerne l’utilisation de "Beware of Darkness" ("Attention aux ténèbres," en français).

Queen — Le 19 juillet 2016

La célèbre chanson du groupe britannique Queen, "We are the champions", a été utilisé plus d'une fois lors de la Convention républicaine nationale de 2016. Sur son compte Twitter, le groupe a dénoncé cette utilisation de son titre en affirmant : "Il s'agit d'une utilisation non autorisée à la convention républicaine, qui va à l'encontre de notre volonté". Le guitariste du groupe, Brian May a également expliqué sur son site internet : "Ceci n'est pas une déclaration officielle de Queen, mais je peux confirmer qu'aucun droit d'utilisation de notre morceau n'a été demandé ni accordé". En outre, il affirme que le groupe est contre l'utilisation de sa musique dans le débat politique : "indépendamment de nos opinions sur le programme de M. Trump, il a toujours été contre notre morale de permettre l'utilisation de la musique de Queen à des fins politiques."

Elton John — Le 2 février 2016

À plusieurs reprises, sur Twitter comme en meeting, Donald Trump s'est amusé à surnommer le dictateur Kim Jong Un "Rocketman" (l'homme-fusée), en référence aux tests de missiles auxquels s’adonnait alors la Corée du Nord... mais également à la chanson de Sir Elton John. Lors d'une rencontre officielle entre les deux chefs d'Etats, Donald Trump a fini par faire cadeau du single au président nord coréen, comme le rapportait alors le quotidien The Chosunilbo. Plus tard, Elton John a déclaré qu’il ne voulait pas que sa musique soit utilisée lors des élections américaines.

Adele — Le 1er février 2016

Durant sa campagne à l’investiture républicaine, Donald Trump a parfois diffusé "Rolling in the Deep" et "Skyfall" lors de ses rassemblements partisans. En effet, il semblerait que le magnat de l'immobilier fasse partie des fans de la chanteuse britannique et qu'il aurait même assisté à l'un de ses concerts, à New York. Une situation qui a valu à la chanteuse de nombreux messages mécontents de ses fans sur Twitter. Interrogé par The independent, elle s'est exprimé via son attaché de presse, expliquant n'avoir jamais autorisé l’utilisation de sa musique lors d’une campagne politique.

Aerosmith — Le 14 octobre 2015

La chanson "Livin' On the Edge" du groupe Aerosmith faisait partie de la playlist utilisée par l'équipe de campagne de Donald Trump pour faire patienter la foule lors de ses rassemblements. Une infraction à la loi puisque le morceau a été diffusé sans l'accord du groupe. L'avocat de Steven Tyler, le chanteur d'Aerosmith, à envoyé une mise en demeure au président américain, expliquant qu'il s'agissait d'une récidive et que le groupe avait déjà demandé deux fois à Donald Trump de ne pas utiliser sa musique lors de sa campagne présidentielle en 2015.

"En utilisant 'Livin’On The Edge' sans l’accord de notre client, monsieur Trump laisse sous-entendre, à tort, que notre client soutient sa campagne et sa présidence, comme le prouvent les confusions observées dans les réactions des fans de notre client sur les réseaux sociaux", précise la lettre, diffusée en partie par Variety.

Neil Young — Le 16 juin 2015

Depuis 2015, Neil Young s'exprime régulièrement contre l'utilisation de ses chansons lors des rassemblements de Donald Trump. L'auteur-compositeur-interprète canadien a affiché publiquement sa désapprobation, le jour même de l'annonce de sa candidature à la présidence par Donald Trump. L'artiste avait alors déclaré lui préférer Bernie Sanders, le candidat démocrate. Des prises de position qui continue encore en 2020, puisque le président américain n'a jamais cessé d'exploiter ses chansons sans son autorisation. Désormais citoyen américain, le chanteur a adressé une lettre à Donald Trump sur son site internet, en février dernier, dans laquelle il affiche ouvertement tout son mépris pour le personnage et sa politique : "Vous êtes une honte pour mon pays".

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