Le changement climatique est responsable de la disparition de certaines îles — dans le Pacifique notamment —, de l'augmentation de la fréquence et de la violence de phénomènes climatiques comme les ouragans et les canicules, et menace la survie de certaines espèces.

Dans de nombreux cas, le réchauffement climatique constitue soit un facteur aggravant ou une cause supplémentaire couplée avec l'urbanisation par exemple expliquant que certaines espèces sont menacées d'extinction.

Avec l'aide et l'expertise de Guillaume Gigot, chef de projet liste rouge au sein de l'UMS Patrimoine naturel du Muséum national d'Histoire naturelle, nous avons voulu savoir quelles espèces de la faune et de la flore françaises sont fortement menacées par le réchauffement climatique. 

Nous avons décidé de nous concentrer sur les espèces présentes dans l'Hexagone et dont la France a une grande responsabilité, car la majeure partie des populations de ces espèces vivent dans l'Hexagone.

Voici 12 espèces animales menacées de disparaître en France à cause du réchauffement climatique:

Le lézard d'Aurelio et le lézard de Bonnal — "Avec le réchauffement climatique, on voit que les lézards sont piégés dans ces tourbières où les températures ont monté et ils n'ont pas la capacité de se déplacer", d'où une probabilité d'extinction plus forte, indique Guillaume Gigot.

Le gobemouche noir — Il s'agit d'un oiseau migrateur qui fait son retour en Europe et en France en avril-mai. Mais avec le réchauffement climatique, les chenilles que ces oiseaux mangent sont présentes un peu avant. "Le gobemouche arrive un peu après le festin. Et plus on mange, plus on fait de belles pontes", résume Guillaume Gigot. 

Le gobemouche noir. Wikimedia commons/Pied Flycatcher

Le macareux moine, le pingouin torda et le guillemot de Troïl — Ces oiseaux se nourrissent de poissons marins, qui, eux, se déplacent à cause du réchauffement climatique. Par conséquent, "cela peut rallonger les distances entre les sites de nidification et les sites où ils se nourrissent", explique l'ingénieur écologue. Ces derniers doivent donc s'adapter en changeant de site de ponte ou de régime alimentaire, ce qui peut être risqué pour eux.

Le pingouin torda. Wikimedia commons/Chme82

Le tétras lyre et le lagopède alpin — La menace potentielle est liée à la modification de l'habitat, avec la disparition des pelouses. "Il y a une incertitude sur la capacité de déplacements de ces espèces et de résistance face aux épisodes de froid trop extrêmes" qui devraient survenir à l'avenir, indique Guillaume Gigot. 

Le lièvre variable — Cette espèce se retrouve "en compétition avec le lièvre d'Europe qui remonte dans les altitudes" — pour la nourriture notamment — en raison du réchauffement climatique. Il est aussi tout autant menacé par les activités humaines (randonnée, sports d'hiver). 

La macreuse brune. Wikimedia Commons/H. Zell

La déesse précieuse — Il s'agit d'une espèce très localisée, dans le Jura, dans les zones froides. Elle a "une capacité de mobilité restreinte et forme une population isolée", ce qui pourrait s'avérer problématique avec le réchauffement climatique.

La déesse précieuse. Wikimedia Commons/Laisverobotams

Le mélibée — Il s'agit d'une espèce de moyenne montagne, "menacée par la disparition des prairies humides à Molinie", la plante avec laquelle il se nourrit. Ce papillon se déplace peu et est sensible aux modifications de son milieu naturel et à la fragmentation de son habitat.

Manchot empereur — Le réchauffement climatique fait diminuer l'étendue de la banquise et donc des ressources alimentaires pour le manchot empereur. En effet, sous la banquise, se développe le phytoplancton, qui est mangé par le krill — petites crevettes en eaux froides —, lui-même mangé par les poissons, mangés quant à eux par le manchot. 

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