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L'OMS assure qu'un 'confinement total' est de nouveau possible dans différents pays

L'OMS assure qu'un 'confinement total' est de nouveau possible dans différents pays
Philadelphie, Pennsylvanie, États-Unis. © Groupe Jumping Rocks/Education Images/Universal Images via Getty Images

De hauts représentants de l'Organisation mondiale de la santé ont déclaré que de nouvelles mesures entraînant un confinement total de la population sont envisageables dans le monde entier, car certaines régions enregistrent une augmentation des cas de coronavirus après avoir assoupli leurs politiques de mise en quarantaine. Le Dr Michael Ryan, directeur exécutif du programme d'urgence sanitaire de l'organisation, a déclaré lors d'une conférence de presse, vendredi 10 juillet, qu'"il pourrait y avoir des situations", dans un avenir proche, dans lesquelles un retour des populations sous quarantaine complète "serait la seule option".

Le directeur général de l'OMS, le Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus, a déclaré un jour plus tôt aux nations membres de l'organisation que "le virus peut être maîtrisé", mais que les nouvelles vagues indiquent que "le virus n'est pas maîtrisé, il s'aggrave". Vendredi 10 juillet, Tedros Adhanom Ghebreyesus a déclaré que le nombre de cas enregistrés dans les pays du monde entier avait doublé en l'espace de six semaines. Le Dr Michael Ryan a indiqué, lors de cette réunion d'information, que "dans notre situation actuelle, il est très peu probable que nous puissions éradiquer ou éliminer ce virus", ont rapporté plusieurs médias comme CBS News.

Il a également souligné que les récentes hausses pourraient être le début potentiel de futures épidémies massives. "Il existe des environnements très particuliers dans lesquels cela peut se produire, des États insulaires et d'autres endroits", a-t-il estimé. Il a poursuivit en expliquant que "les clusters résultant d'évènements propices au regroupement et à la propagation du virus, constituaient un schéma plus inquiétant". Chaque pays devrait s'efforcer d'étouffer les "petites braises", ou les premiers signes de résurgence de l'épidémie, avant que le virus ne reprenne des forces, comme un feu de forêt métaphorique, a-t-il ajouté.

L'agence s'est également inquiétée de la facilité avec laquelle le virus peut se propager, le 9 juillet dernier, lorsqu'elle a identifié pour la première fois que le coronavirus peut être transmis par le biais de particules en suspension dans l'air pouvant s'étendre sur plusieurs mètres, a indiqué Business Insider US. Cette mise à jour est intervenue après que des centaines de scientifiques et d'ingénieurs ont rédigé une lettre ouverte à l'OMS pour lui demander de modifier sa position sur la transmission du virus. L'organisation avait déclaré que le virus se propageait par des gouttelettes beaucoup plus grosses et plus lourdes, et qui tombaient dans l'air plus rapidement que les "aérosols".

Depuis que le virus a été enregistré pour la première fois en décembre dernier, il a infecté plus de 12,5 millions de personnes et tué au moins 560 921 personnes dans le monde, selon les données de l'université Johns Hopkins.

Selon un rapport de situation publié vendredi dernier, plus de la moitié des cas recensés dans le monde se trouvent sur le continent américain. Comme le rapporte la BBC, au moins 20 pays d'Amérique du Sud ont dû composer avec la pauvreté, la saturation des systèmes de santé et la faiblesse des infrastructures, alors que la situation s'aggrave et que des millions de personnes ont déjà été infectées depuis le début du mois de juillet. Aux États-Unis, les États ont commencé à rouvrir en mai malgré les recommandations des experts de la santé publique. Des régions auparavant durement touchées, comme la ville de New York, ont vu des indicateurs encourageants comme la baisse des infections et des hospitalisations après avoir été l'épicentre du virus.

Version originale : Ellen Cranley / Business Insider US. Traduit de l'anglais par Mégan Bourdon.

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