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BREXIT: Le Royaume-Uni pense avoir une dette moins élevée que ne l'estime l'Union européenne

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BREXIT: Le Royaume-Uni pense avoir une dette moins élevée que ne l'estime l'Union européenne
© REUTERS/Francois Lenoir

La "facture du divorce" — une indemnité de 60 voire 100 milliards d'euros réclamée au Royaume-Uni pour "dettes de retraite impayées et de paiements associés à des garanties de prêts" — empoisonne les relations de Londres et Bruxelles depuis le début des négociations pour le Brexit.

Mi-juillet encore, les négociations s'étaient heurtées à des "divergences fondamentales" et Michel Barnier, le négociateur européen en charge du Brexit, avait averti:

"Une sortie ordonnée exige de solder les comptes. Aussitôt que le Royaume-Uni sera prêt à préciser la nature de ses engagements, nous serons prêts à en discuter avec les négociateurs britanniques."

Selon le Sunday Telegraph, Londres serait fin prête à "préciser la nature de ses engagements"... et ils sont en-deçà des calculs de Bruxelles. Le Royaume-Uni serait prêt à payer jusqu'à 40 milliards d'euros dans le cadre d'un accord pour quitter l'Union européenne, affirme le journal dominical, citant trois sources au fait de la stratégie de négociation du gouvernement.

Mais lundi 7 août, un porte-parole de Theresa May a dit ne "pas reconnaître" ce montant de 40 milliards d'euros avancé par le journal britannique. Et a ajouté:

"La Première ministre a dit clairement dans sa lettre activant l'Article 50 (du traité européen qui régit le processus de sortie de l'UE) que le Royaume-Uni et l'UE devaient discuter d'un règlement équitable à la fois de nos droits et de nos obligations en tant qu'Etat membre de l'UE."

Et pour cause: des voix se sont déjà élevée au sein du parti conservateur britannique, dont vient Theresa May, pour fustiger ce montant, l'estimant "trop élevé". Pour certains conservateurs, Londres "ne doit rien" à l'Europe.

Selon le Sunday Telegraph, ces 40 milliards d'euros seraient versés à raison de 10 milliards d'euros par an pendant trois ans après la sortie du Royaume-Uni de l'UE en mars 2019 et le solde versé parallèlement à des négociations commerciales.

Les paiements ne seraient effectués que dans le cadre d'un accord comprenant un traité commercial, écrit encore le Sunday Telegraph.

Lundi 7 août, dans un entretien au quotidien alleman Bild, commissaire européen au Budget, Günther Oettinger, a de son côté prévenu que le Royaume-Uni devra continuer à payer les programmes de long terme de l'Union européenne au moins jusqu'en 2020, même après son départ de l'UE en mars 2019.

Il s'agit d'engagements pris avant le référendum de juin 2016 qui a acté la sortie de Londres de l'UE.

Le départ des Britanniques laissera un trou de 10 à 12 milliards d'euros dans les coffres de l'UE, ajoute le commissaire européen.

La prochaine séance de négociations entre Londres et Bruxelles doit avoir lieu dans le courant du mois d'août.

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