Download_on_the_App_Store_Badge_FR_RGB_blk_100517

L'UFC et CLCV saisissent le conseil d'Etat pour que les voyagistes remboursent les séjours annulés à cause du Covid-19

  • Recevoir tous les articles sur ce sujet.

    Vous suivez désormais les articles en lien avec ce sujet.

    Ce thème a bien été retiré de votre compte

L'UFC et CLCV saisissent le conseil d'Etat pour que les voyagistes remboursent les séjours annulés à cause du Covid-19
© Unsplash/Jeshoots.com

Avec la pandémie de Covid-19, nombreux ont été les Français qui se sont retrouvés avec des billets d'avion ou des réservations pour des voyages sur les bras et dans l'impossibilité de partir. Et obtenir un remboursement ressemble souvent à un véritable parcours du combattant. Les associations de défense des consommateurs UFC Que Choisir et CLCV (Consommation Logement Cadre de Vie) ont annoncé lundi 6 juillet avoir déposé un recours devant le conseil d'État pour contester une ordonnance autorisant les voyagistes à proposer un avoir, et non plus un remboursement, aux clients dont le séjour a été annulé en raison de la pandémie de coronavirus.

Depuis le 25 mars dernier, une ordonnance prise par le gouvernement permet aux tour-opérateurs et aux agences de voyage de proposer aux clients dont le séjour ne peut se réaliser à cause du Covid-19, un bon d'achat ou un avoir valable 18 mois afin de préserver leur trésorerie - alors que la loi impose habituellement un remboursement en numéraire. Cet avoir sera remboursable en espèces au bout de 18 mois s'il n'a pas été utilisé. La semaine dernière, Bruxelles a lancé une procédure d'infraction à l'encontre de dix pays de l'Union européenne, dont la France, pour défendre le droit des voyageurs à se faire rembourser en cas d'annulation de leurs séjours en raison du coronavirus.

'Ce n'est pas aux consommateurs de sauver les voyagistes'

"Plus de 4 mois se sont écoulés depuis les premières annulations et la situation économique de certains ménages est toujours fragile. Il y a donc urgence à permettre effectivement aux consommateurs de choisir le remboursement", déplorent dans un communiqué commun l'UFC Que Choisir et la CLCV. Selon les associations, "le secteur des agences de voyages doit avoir accès au crédit de trésorerie garantie par l'État. Ce n'est pas aux consommateurs de sauver les voyagistes par le renoncement de leurs droits".

"Plusieurs compagnies aériennes, comprenant l'urgence de restaurer la confiance des consommateurs dans le secteur, reviennent sur leur politique de refus du remboursement. Il n'est pas acceptable que les voyagistes, eux, continuent, même après l'action de la Commission européenne, de sentir au-dessus des lois et à malmener les clients", dénoncent les deux associations. Les dix pays dans le viseur de l'Union européenne disposent d'un délai de deux mois pour répondre.

À défaut, l'exécutif européen passera à la seconde étape de la procédure d'infraction, soit "l'avis motivé", où la Commission demande aux pays de se conformer au droit de l'Union. Le délai est généralement à nouveau de deux mois. Les consommateurs souhaitent se faire rembourser leurs voyages annulés risquent donc d'attendre encore un peu...

À lire aussi — Easy Jet offre des bons d'achat aux clients qui renoncent à leur vol cet été

Découvrir plus d'articles sur :