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L'UFC-Que Choisir attaque Lastminute qui ruserait pour imposer une assurance à la réservation d'un vol

L'UFC-Que Choisir attaque Lastminute qui ruserait pour imposer une assurance à la réservation d'un vol
© Wikimedia Commons

"Un piège marketing simple mais terriblement efficace". L'association de défense des consommateurs UFC-Que Choisir a annoncé, lundi 27 janvier, avoir déposé plainte contre le voyagiste Lastminute.com pour "pratiques commerciales illicites, agressives et trompeuses" devant le tribunal judiciaire de Paris. D'après l'association, le site de réservation de voyages a mis en place un système trompeur faisant souscrire les consommateurs à une assurance annulation qu'ils avaient pourtant refusée quelques instants plus tôt. "Alors que les consommateurs ne choisissent pas initialement d’assurance, le voyagiste fait apparaitre, après la validation du moyen de paiement, une fenêtre pop-up qui détourne l’attention des consommateurs et leur fait souscrire l’assurance la plus chère sans s’en rendre compte", explique l'UFC-Que Choisir, qui précise que cette pratique a cours "depuis quelques mois".

Pour illustrer son propos, l'association a publié une vidéo simulant une réservation d'un vol aller-retour Paris-New York à 372 euros sur Lastminute.com. Le consommateur choisit de ne souscrire à aucune des deux assurances annulation proposées par le site. Mais, après qu'il a enregistré ses informations bancaires, une pop up surgit, l'invitant à "accepter et continuer". Sauf que le texte de la fenêtre précise qu'en continuant, l'acheteur accepte de souscrire à la "protection totale" — autrement dit l'assurance la plus onéreuse proposée par le site, à 17,81 euros.

"Par ce procédé, LastMinute viole la législation de la vente sur internet qui avec le principe du 'double-clic' impose que l’internaute puisse vérifier une dernière fois sa commande et son prix avant de procéder à l’achat", dénonce l'association de défense des consommateurs. Cette dernière précise que cette pratique rapporterait "plusieurs millions d'euros par an à ce site".

Dans l'attente d'une éventuelle décision judiciaire, l'UFC-Que Choisir appelle les consommateurs "à la plus grande prudence s'ils devaient réserver un voyage sur ce site". Sollicité pour une réaction par l'AFP, Lastminute, détenu majoritairement par l'entreprise hollandaise Freesailors Coöperatief UA, n'a pas répondu dans l'immédiat.

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