L'un des plus gros risques d'Uber est son modèle économique, selon Goldman Sachs

L'un des plus gros risques d'Uber est son modèle économique, selon Goldman Sachs

Dara Khosrowshahi, patron d'Uber. Getty

Uber fait face à une menace existentielle qui se nomme... Uber. C'est le constat que dressent des analystes de Goldman Sachs dans un rapport, publié ce mardi 4 juin, qui s'intéresse aux activités du leader mondial de la réservation de voitures de tourisme avec chauffeur (VTC) et son rival Lyft, plus récent et beaucoup plus petit. L'enquête a été rendue publique durant cette période de calme pour Uber après des jours de turbulences qui ont suivi l'introduction du titre de la firme en Bourse.

Selon la banque, l'un des principaux risques pour Uber, en tant que titre côté à Wall Street, est son modèle économique, car certains marchés n'autorisent pas les services de réservation de véhicules avec chauffeur. La réglementation des sociétés de VTC sur différents marchés dans le monde est une préoccupation majeure, a déclaré Goldman Sachs. Et de préciser que le Japon, la Corée du Sud, l'Allemagne, l'Argentine, l'Espagne ou encore l'Italie ne permettent toujours pas à Uber d'exploiter ses activités traditionnelles de transport. Les coûts liés à la main-d'oeuvre et la manière dont Uber peut atteindre la rentabilité sont également des points de préoccupation. 

"Les activités d'Uber pourraient être affectées négativement si un organisme de réglementation s'opposait à son modèle d'exploitation, à la protection des consommateurs, et/ou au développement et au déploiement de véhicules autonomes", ont écrit les analystes dirigés par Heath Terry. 

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En dépit du fait que le cabinet considère ces aspects comme un risque assez fondamental, Heath Terry et ses collègues se veulent néanmoins optimistes. Comme la majorité de leurs collègues de Wall Street, ils ont émis une recommandation "Achat" sur l'action Uber et ont annoncé un objectif de 56 dollars (50 euros) pour le cours, ce qui représente une hausse de 32% par rapport aux niveaux actuels.

L'étude publiée mardi fait suite à une semaine compliquée pour Uber. La firme américaine a dévoilé ses pertes nettes du premier trimestre, à hauteur de 1,01 milliard de dollars. Lyft - à qui Goldman Sachs a délivré une notation "Neutre" - est confrontée à des défis semblables, souligne Goldman Sachs.

Les banques Goldman Sachs et Morgan Stanley sont accusées d'être parmi les principaux responsables de la Bérézina boursière subie par Uber. L'action se négocie actuellement juste en dessous des 45 dollars (40 euros), le montant fixé le mois dernier lors de son introduction en Bourse. 

Version originale : Rebecca Ungarino/Business Insider

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  1. Victor

    Pour avoir vécu en Corée du Sud (Séoul), je peux vous assurer qu'Uber est légal...

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