Le groupe de luxe LVMH, dirigé par Bernard Arnault, a publié ses résultats annuels pour 2017, portés par sa marque Louis Vuitton — qui compte pour plus de la moitié du résultat opérationnel du groupe — et le rebond de la demande chinoise. 

En 2017, LVMH, qui a intégré la marque Christian Dior Couture dans ses comptes, a doublé sa croissance organique à 12% par rapport à 2016, faisant deux fois mieux que le marché mondial du luxe dont la hausse est estimée à environ 6%. Son résultat opérationnel courant a grimpé de 18% à 8,29 milliards d'euros et sa marge à 19,5%, contre 18,7% l'année précédente.

Au total, les ventes du groupe de luxe ont progressé de 13% à 42,63 milliards d'euros, en ligne avec les attentes des analystes, tandis que le résultat net a bondi de 29% à 5,13 milliards et le dividende proposé a été relevé de 25% à 5,00 euros.

Ces nouveaux records de ventes et de résultats ont été très bien accueillis par les investisseurs. A l'ouverture de la bourse de Paris ce matin, le titre LVMH a grimpé de 2,64%. 

Vers 9h35, il a continué sa montée, de 4,46%, pour atteindre 250,85 euros, comme on peut le voir sur le graphique ci-dessous. 

LVMH monte en bourse après avoir publié ses résultats annuels portés par sa marque Louis Vuitton

Le titre LVMH à la bourse de Paris, le vendredi 26 janvier 2018. Investing.com

A 10h46, l'action LVMH prend 4,83% à 251,75 euros, sa plus forte hausse depuis juillet 2016. Le titre prend ainsi la tête au CAC 40, qui avance de 0,88% dans le même temps.

Louis Vuitton, dont les ventes sont estimées à plus de 8,0 milliards d'euros, a profité du rebond de la clientèle chinoise qui compte pour 30% de son chiffre d'affaires, comme de l'appétit des Américains pour ses sacs réalisés en collaboration avec Supreme, la marque new-yorkaise qui habille les skateurs.

"Le marché est porteur, la conjoncture mondiale favorable a soufflé dans les voiles de toutes nos marques, qui ont mis sur le marché des produits très désirables", s'est félicité Bernard Arnault, PDG du groupe, lors d'une conférence de presse, rapporte Reuters.

"Le mois de janvier confirme les tendances observées en fin d'année 2017", a-t-il ajouté, se disant "confiant et prudent pour 2018" compte tenu des risques de bulle liés aux taux bas, de la hausse de l'euro ou des risques géopolitiques.

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