Lyft donne 1M$ pour aider les chauffeurs concernés par le décret anti-immigration de Trump — Uber contre-attaque avec 3M$

Le DG d'Uber, Travis Kalanick, au Indian Institute of Technology (IIT) à Mumbai, Inde, le 19 janvier 2016. REUTERS/Danish Siddiqui/

Uber ne compte pas laisser Lyft empiéter sur ses platebandes. 

Uber a annoncé lundi 30 janvier créer un fonds de trois millions de dollars (2,8 millions d'euros) pour aider les chauffeurs de VTC concernés par le décret anti-immigration signé par le nouveau président des Etats-Unis vendredi dernier.

"Les conducteurs qui viennent d'Iran, Irak, Libye, Somalie, Soudan, Syrie ou Yemen et qui vivent aux Etats-Unis mais ont quitté le pays ne pourront pas revenir avant 90 jours. Cela veut dire qu'ils ne pourront pas gagner de l'argent et subvenir aux besoins de leur famille", a précisé le PDG d'Uber, Travis Kalanick, dans un post Facebook

Cette annonce arrive quelques heures après que son concurrent Lyft a fait un don d'un million de dollars à l'Union américaine pour les libertés civiles (ACLU) pour "défendre la Constitution".

La plateforme de VTC Lyft avait elle-même indiqué faire ce don pendant qu'Uber était en train de subir les foudres de ses clients.

Alors que les taxis new yorkais avaient appelé à faire grève et ne pas prendre en charge des voyageurs à l'aéroport JFK pour s'opposer au décret de Donald Trump, des internautes ont noté qu'Uber continuait à envoyer des conducteurs sur place

Dans son post Facebook, Travis Kalanick — le PDG d'Uber — a précisé mettre en place un formulaire pour que les chauffeurs concernés puissent se manifester, un fonds pour les démarches juridiques qu'ils auront à faire ainsi que de "compenser les conducteurs pour les revenus perdus."

"Le décret anti-immigration est contraire à tout ce en quoi nous croyons chez Uber", a-t-il ajouté.


Dans un autre post Facebook qui date du 28 janvier 2017, Travis Kalanick s'était défendu d'avoir accepté de faire partie du "groupe de conseil économique" nommé par Donald Trump :

"Je comprends que beaucoup de gens, en interne ou en externe, ne soient pas d'accord avec cette décision, mais ce n'est pas grave. C'est ça, la magie de vivre aux Etats-Unis, où les gens ont le droit de ne pas être d'accord."

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