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Lyft donne 1M$ pour aider les chauffeurs concernés par le décret anti-immigration de Trump — Uber contre-attaque avec 3M$

Lyft donne 1M$ pour aider les chauffeurs concernés par le décret anti-immigration de Trump — Uber contre-attaque avec 3M$
© REUTERS/Danish Siddiqui

Uber ne compte pas laisser Lyft empiéter sur ses platebandes.

Uber a annoncé lundi 30 janvier créer un fonds de trois millions de dollars (2,8 millions d'euros) pour aider les chauffeurs de VTC concernés par le décret anti-immigration signé par le nouveau président des Etats-Unis vendredi dernier.

"Les conducteurs qui viennent d'Iran, Irak, Libye, Somalie, Soudan, Syrie ou Yemen et qui vivent aux Etats-Unis mais ont quitté le pays ne pourront pas revenir avant 90 jours. Cela veut dire qu'ils ne pourront pas gagner de l'argent et subvenir aux besoins de leur famille", a précisé le PDG d'Uber, Travis Kalanick, dans un post Facebook.

Cette annonce arrive quelques heures après que son concurrent Lyft a fait un don d'un million de dollars à l'Union américaine pour les libertés civiles (ACLU) pour "défendre la Constitution".

La plateforme de VTC Lyft avait elle-même indiqué faire ce don pendant qu'Uber était en train de subir les foudres de ses clients.

Alors que les taxis new yorkais avaient appelé à faire grève et ne pas prendre en charge des voyageurs à l'aéroport JFK pour s'opposer au décret de Donald Trump, des internautes ont noté qu'Uber continuait à envoyer des conducteurs sur place.

Dans son post Facebook, Travis Kalanick — le PDG d'Uber — a précisé mettre en place un formulaire pour que les chauffeurs concernés puissent se manifester, un fonds pour les démarches juridiques qu'ils auront à faire ainsi que de "compenser les conducteurs pour les revenus perdus."

"Le décret anti-immigration est contraire à tout ce en quoi nous croyons chez Uber", a-t-il ajouté.

Standing up for the driver community: Here's the email I'm sending to drivers affected by President's unjust...

Posted by Travis Kalanick on Sunday, January 29, 2017


Dans un autre post Facebook qui date du 28 janvier 2017, Travis Kalanick s'était défendu d'avoir accepté de faire partie du "groupe de conseil économique" nommé par Donald Trump :

"Je comprends que beaucoup de gens, en interne ou en externe, ne soient pas d'accord avec cette décision, mais ce n'est pas grave. C'est ça, la magie de vivre aux Etats-Unis, où les gens ont le droit de ne pas être d'accord."

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