• Lyft enquête sur une possible violation de ses règles de la part d'employés qui auraient consulté les données clients de leurs partenaires anciens et actuels ainsi que du DG de Facebook Mark Zuckerberg.
  • L'enquête fait suite à post anonyme publié par quelqu'un qui aurait travaillé pour Lyft et qui aurait été témoin de ces abus.
  • Ces allégations rappellent l'utilisation, par un employé d'Uber, d'un outil nommé God View afin de suivre les mouvements d'un journaliste.

Lyft enquête sur le fait que ses employés auraient consulté des données clients de manière illégitime — dont celles du DG de Facebook Mark Zuckerberg, d'actrices hollywoodiennes, et des partenaires romantiques actuels et anciens des employés, affirme un porte-parole de la société jeudi 25 janvier.

De tels abus, dont les détails ont été révélés dans un post publié sur l'application de discussion anonyme Blind plus tôt dans la journée, marqueraient une violation des règles de la société, explique le porte-parole dans un e-mail. Ni l'équipe dirigeante, ni l'équipe juridique de Lyft n'avaient été mis au courant de tels agissements, d'après le porte-parole.

"Nous organisons une enquête à ce sujet", confirme celui-ci dans le communiqué.

Cette enquête fait suite à un post publié par quelqu'un affirmant avoir travaillé pour l'application de VTC. D'après ce post, qui a été repéré par The Information, d'autres employés regardaient les informations concernant leurs exs et examinaient les historiques des courses de leur "être cher" pour voir s'ils étaient vraiment où ils prétendaient être. D'autres employés ont glané le numéro de téléphone de Mark Zuckerberg ainsi que des informations personnelles que Lyft avait sur des stars du porno et des actrices, d'après le post.

"Cela me parait irresponsable à un niveau que je ne peux pas tolérer" déclare le supposé employé dans son post sur Blind.

"J'ai essayé de changer cela de l'intérieur, mon espoir est que ce post va apporter les changements nécessaires pour protéger nos passagers et nos chauffeurs."

Lyft demande à ce que ses employés soient formés en matière de respect des données personnelles, explique le porte-parole de la société dans son communiqué. La société enregistre également tous les accès à ses fichiers clients et peut savoir quel employé y a accédé, selon le porte-parole.

"Les allégations dans ce post constitueraient une violation des règles de Lyft et pourraient conduire au licenciement" estime le porte-parole.

En 2014, un employé du rival de historique de Lyft, Uber, a utilisé un outil intitulé "God View" pour traquer un journaliste de BuzzFeed. La société a ensuite promis qu'elle mettrait fin à l'utilisation de cet outil.

Version originale: Troy Wolverton/Business Insider.

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