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La patronne des Autolib dit que son service a été victime des VTC

La patronne des Autolib dit que son service a été victime des VTC
© Youtube/Actu-Environnement

Autolib bientôt à l'arrêt? Dès jeudi 21 juin, lors de son comité syndical, le syndicat Autolib' Velib' métropole pourrait mettre fin de façon anticipée au contrat avec le groupe Bolloré qui exploite les Autolib.

En cause, le déficit abyssal du système d'autopartage. Lors de sa réélection en 2008, l'ancien maire de Paris, Bertrand Delanoë, avait pourtant assuré que le sytème "ne coûterait pas un centime à la mairie" et il était même censé rapporter 56 millions d'euros de recettes par an. Or après sept ans d'exploitation, Autolib s'avère être un échec financier qui produit en réalité 50 millions de pertes annuelles.

"Nous avions plutôt prévu des bénéfices à la fin de la concession", concède Marie Bolloré, directrice-générale de Blue solutions, la filiale du groupe Bolloré qui regroupe les activités de voitures électriques, invitée ce lundi sur Europe 1.

La fille de Vincent Bolloré attribue cet échec financier aux évolutions des usages en matière de mobilité. "Il y a eu des changements dans le panorama de la mobilité urbaine", constate-t-elle, pointant du doigt l'autre grande révolution de ces dernières années en matière de transport à Paris: "l'arrivée des VTC qui a été une très forte concurrence."

Plus récemment, les scooters en libre service et l'essor des vélos, trottinettes et autres engins électriques ont également modifié les habitudes de transports.

Si le syndicat Autolib' Velib' qui regroupe les communes partenaires du service, décide jeudi de résilier le contrat, l'exploitation des Autolib pourrait s'arrêter dès réception de la notification "jeudi, ou lundi au plus tard", précise Marie Bolloré.

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