Mark Zuckerberg a écrit une tribune pour défendre son entreprise. Wikimedia Commons/Anthony Quintano

Mark Zuckerberg a écrit une tribune diffusée dans plusieurs journaux, dont le Wall Street Journal et Le Monde, pour défendre son entreprise et démystifier certaines idées sur le fonctionnement de l'entreprise.

Le choix de journaux de référence pour la plateforme numérique n'est pas anodin : Facebook cherche ainsi à toucher et rassurer leurs lecteurs — financiers, cadres dirigeants et investisseurs — comme le note justement notre confrère Rob Price de Business Insider US.

Face aux critiques, le PDG de 34 ans a souhaité "clarifier la manière dont nous fonctionnons" et notamment le modèle basé sur la gratuité et la publicité.

"Je suis convaincu que tout le monde doit pouvoir faire entendre sa voix et interagir. La meilleure façon d'y parvenir, c'est d'offrir un service gratuit, et c'est ce que permet la publicité".

A Davos, deux jours auparavant, la numéro deux de Facebook Sheryl Sandberg a déclaré que si Facebook devait changer son modèle d'entreprise et imposer aux utilisateurs un abonnement au lieu de percevoir des revenus publicitaires, beaucoup moins de gens pourraient s'en servir.

Cette prise de position intervient alors que l'utilisation des données collectées interroge de plus en plus les observateurs, après une succession de scandales. Mark Zuckerberg le sait et s'attache à dire que Facebook est en conformité avec le règlement européen de la protection des données et balaie d'un revers de main certaines accusations.

"Nous ne vendons pas les données des gens, contrairement à ce qui est souvent rapporté. En réalité, vendre les données des utilisateurs aux annonceurs irait à l'encontre de nos intérêts commerciaux, car cela réduirait la valeur intrinsèque de notre service pour ces derniers", écrit Mark Zuckerberg.

Il avait déjà avancé cet argument lors de son audition devant la Congrès américain après le scandale Cambridge Analytica.

Des équipes et des systèmes d'intelligence artificielle défaillants

Revenant sur le modèle économique, Mark Zuckerberg insiste plusieurs fois sur la notion de "publicités pertinentes", stipulant que l'utilisateur pouvait gérer leur diffusion.

Le patron rejette les soupçons sur le fonctionnement du réseau social, promettant qu'il ne mettait pas en avant "les pièges à clics et contenus sensationnalistes" de manière "intentionnelle". Il justifie son engagement en écrivant que "les gens ne veulent pas voir ce type de contenus", et que ce ne serait pas bon pour l'image des annonceurs "qui ne veulent pas non plus que leurs marques y soient associées". 

Et le dirigeant de faire un mea culpa : "les équipes et les systèmes d'intelligence artificielle sur lesquels nous nous appuyons pour examiner ces contenus ne sont pas parfaits".

Enfin, Mark Zuckerberg a vanté les mérites de son réseau social qui connecte des milliards de personnes entre elles, qui "bénéficient d'un service gratuit pour rester en contact avec leurs proches et s'exprimer." Citant le chiffre de 90 millions de petites entreprises présentes sur Facebook, le PDG du réseau social se réjouit d'affirmer que ce sont autant d'opportunités de croissance pour elles et d'emplois pour ses utilisateurs.

"Si vous croyez en un monde où chacun peut faire entendre sa voix et avoir une chance d'être entendu, où chacun peut créer une entreprise à partir de rien, alors il est important que la technologie soit au service de tous. C'est le monde que nous contribuons à construire, et notre modèle économique rend cela possible", conclut-il.

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