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Mark Zuckerberg estime que Facebook ne doit pas traiter les vidéos truquées de la même façon que les 'fake news'

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Mark Zuckerberg estime que Facebook ne doit pas traiter les vidéos truquées de la même façon que les 'fake news'
© Charles Platiau/Reuters

Mark Zuckerberg a déclaré que Facebook pourrait commencer à traiter les photos et vidéos truquées (deepfakes), ces images trafiquées à l'aide de l'intelligence artificielle, différemment que les "fake news" (fausses nouvelles), ce qui faciliterait la tâche de l'entreprise pour les éliminer. Ces remarques ont été faites lors d'une interview entre Mark Zuckerberg et Cass Sunstein, professeur de droit à Harvard, au Aspen Ideas Festival, mercredi 26 juin. "Je suis convaincu qu'il y a de bonnes raisons de différencier les deepfakes de la désinformation traditionnelle ", a affirmé le PDG de Facebook. "Mais je pense qu'il vaut mieux aborder cette question avec prudence, et en consultant beaucoup d'experts, et pas seulement en agissant hâtivement et unilatéralement."

Lorsqu'on lui a demandé pourquoi Facebook ne supprimait pas automatiquement les deepfakes, Mark Zuckerberg a répondu qu'il était difficile d'établir une définition précise pour elles. Alors que certaines vidéos sont volontairement modifiées pour déformer la vérité et désinformer, d'autres sont éditées à des fins journalistiques et risquent d'être confondues avec des deepfakes. "C'est un sujet qui peut être très facilement politisé", a dit le PDG de Facebook. "Les gens qui n'aiment pas la façon dont une vidéo a été éditée diront souvent qu'elle ne reflétait pas l'intention réelle, ou que c'était de la désinformation."

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Interrogé au sujet de la vidéo truquée de la présidente de la Chambre des représentants des États-Unis, Nancy Pelosi, où elle semblait apparaître ivre ou inconsciente, Mark Zuckerberg a déclaré : "Je pense simplement qu'il faut faire très attention à ce que l'on définit comme de la désinformation", puisque la vidéo a été montée avec des méthodes traditionnelles et non avec une intelligence artificielle. "L'un des problèmes de cette vidéo de Nancy Pelosi, et c'est une erreur de notre part, c'est qu'il a fallu un certain temps pour que nos systèmes la signalent et pour que les vérificateurs de l'information la déclarent fausse", a-t-il ajouté.

Mark Zuckerberg a déclaré que Facebook était en train d'évaluer sa politique sur les deepfakes avec la collaboration d'experts. "C'est certainement un domaine très important dans la mesure où l'IA s'améliore, et je pense qu'il est probablement judicieux d'adopter une politique différente et de traiter cela différemment de la façon dont nous traitons simplement les fausses informations normales sur Internet", a-t-il dit.

Version originale : Zoe Schiffer/Business Insider

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