Mark Zuckerberg se dit en faveur du revenu universel pour que 'chacun ait un coussin de sécurité pour tester de nouvelles idées'

Mark Zuckerberg pendant son discours à Harvard, jeudi 25 mai 2017. REUTERS/Brian Snyder

Mark Zuckerberg s'est dit favorable à à ce qu'on explore le concept de revenu universel à l'échelle mondiale, lors de son discours à Harvard jeudi 25 mai 2017.

Ce système est l'une des théories économiques qui a le vent en poupe ces dernières années. Des tentatives de mise en place d'un revenu universel ont été expérimentées dans certains pays comme le Kenya, les Pays-Bas, la Finlande, le Canada ou la ville de San Francisco en Californie.

En France, le candidat socialiste Benoît Hamon à l'élection présidentielle de 2017 était en faveur de l'instauration d'un revenu universel.

Les partisans d'un tel système disent qu'à cause de la transformation du travail — du capital humain à l'intelligence artificielle des robots — combinée aux inégalités de richesse, il y a un besoin de changer la manière dont les richesses sont globalement réparties.

"Nous devrions avoir une société qui ne mesure pas seulement le progrès en fonction d'indicateurs économiques comme le PIB", a souligné Zuckerberg devant la foule d'étudiants.

"Nous devrions explorer l'idée du revenu universel, pour s'assurer que tout le monde ait un coussin de sécurité pour tester de nouvelles idées."

C'est la première fois que Mark Zuckerberg dit publiquement être en faveur d'une telle théorie économique. D'autres avant lui l'ont fait, comme Elon Musk le DG de Tesla, le président de Y Combinator Sam Altman ou le cofondateur de Facebook, Chris Hughes — qui dirige un fonds de revenu universel appelé Economic Security Project.

De nombreuses prédictions économiques prévoient que les robots remplaceront une grande partie de la main d'oeuvre humaine dans les décennies à venir. Un rapport d'Oxford de 2013 montrait par exemple que 50% des emplois seront remplacés d'ici dix à vingt ans.

Un autre rapport de McKinsey en 2015 montrait que la technologie dont nous disposons aujourd'hui pourrait facilement remplacer jusqu'à 45% des emplois.

"En tant que société, nous devons nous focaliser sur la manière de continuer à nous éduquer toute notre vie, tandis que la technologie continue d'évoluer", a ajouté Zuckerberg.

"Et oui, ce ne sera pas gratuit de donner cette liberté aux de poursuivre leurs envies. Ce sont les gens comme moi qui doivent payer pour ça, et nombre d'entre vous devront faire de même."

Voici en anglais toute l'allocution de Mark Zuckerberg:

Version originale : Chris Weller/Business Insider

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  1. yuropp

    Tiens ? Un gars qui partage mes idées ?
    le revenu universel (ou revenu inconditionnel, "pour de vrai" et non la contrefaçon sauce Hamon) pourrait en effet fournir une frayère, ou les "petits poissons" pourraient grandir à l'abri des prédateurs, sans être obligé de prendre la forme d'entreprise de manière prématurée.
    En particulier dans le domaine de l'électronique où de l'informatique, les besoins en capitaux sont extrêmement faible tant qu'on n'a pas atteint la phase de commercialisation du produit. C'est à dire plusieurs années, temps que les financiers utilisent habituellement pour attacher des chaînes et des boulets aux créateurs, afin qu'ils ne profitent jamais de leur création.

    Revenu inconditionnel et imposable : pour que ça marche, nous aurions besoin d'une refonte en profondeur de l'administration fiscale. Sinon, il faudra une armée de fonctionnaire pour "gérer", qui prendront rapidement le pouvoir à coup de formulaires. Pouvoir qui se traduira par des refus : en quelques années, ça deviendra le "RSI bis" que voulait Hamon.

    La même histoire s'est déjà produite quand je ne sais plus quel président a voulu "simplifier" la construction en remplaçant dans les cas simples de permis de construire par une "simple déclaration de travaux". Ce que les fonctionnaires ont rapidement perverti, entre formalisation et récépissé de déclaration de travaux (document qui peut être "accordé" ou pas, en un permis de construire bis.

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