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Mark Zuckerberg recevrait des conseils d'un proche de Donald Trump sur la façon dont le réseau social gère les publicités politiques

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Mark Zuckerberg recevrait des conseils d'un proche de Donald Trump sur la façon dont le réseau social gère les publicités politiques
© Associated Press

Le rôle de Peter Thiel, membre de longue date du conseil d'administration de Facebook, en tant que conseiller de l'administration Trump pourrait influer sur le mode de gouvernance de Facebook. Son influence aurait eu un impact sur la récente décision de l'entreprise de ne pas fact-checker le contenu des publicités politiques. Mark Zuckerberg, le PDG de Facebook, affirme que cette décision a été prise en faveur de la liberté d'expression, mais selon un article du Wall Street Journal, cette position est devenue un sujet de discorde au sein du personnel de Facebook, dont plusieurs membres sont en désaccord avec les positions politiques de Peter Thiel.

Facebook a fait l'objet de critiques après avoir décidé d'autoriser la publication d'annonces politiques contenant des informations fausses ou intentionnellement trompeuses sans vérification des faits. D'autres types de publicités font l'objet d'un processus de vérification des faits par un acteur tiers qui peut donner lieu à un message d'avertissement en cas d'information mensongère. Les candidats démocrates à l'élection présidentielle américaine de 2020 ont condamné Facebook pour avoir laissé l'équipe de campagne du président Donald Trump publier des publicités faisant référence à des théories du complot déjà discréditées. Les républicains n'ont pas contesté la position de Facebook ; cependant, de nombreux dirigeants du parti ont accusé le réseau social et d'autres entreprises de la tech d'avoir agi de manière partiale par le passé, en censurant les voix conservatrices.

À lire aussi — Facebook étend son dispositif de lutte contre les fake news à Instagram, sauf pour les contenus politiques

Lors d'une série d'apparitions publiques en octobre dernier, Mark Zuckerberg a déclaré que Facebook ne souhaitait pas apparaître comme l'arbitre de la vérité dans le débat politique. Peter Thiel, qui avait très tôt investi dans le réseau social, est du même avis. Mais le positionnement politique du conseiller de Donald Trump pourrait avoir provoqué des tensions entre les membres du conseil d'administration de Facebook. Peter Thiel s'est joint à Mark Zuckerberg pour un dîner privé avec le président Donald Trump en octobre, et en août, il avait demandé au FBI et à la CIA d'enquêter sur les recherches de Google portant sur l'intelligence artificielle en Chine, qualifiant le projet de "trahison apparente".

Le Wall Street Journal a affirmé que Reed Hastings, le PDG de Netflix, et Erskine Bowles, ancien chef de cabinet de la Maison-Blanche, avaient tous deux des désaccords avec Peter Thiel avant de quitter conjointement le conseil d'administration de Facebook plus tôt dans l'année. L'ancienne administratrice principale indépendante, Sue Desmond-Hellmann, a également quitté le conseil d'administration fin octobre et Facebook ne lui a pas encore trouvé de remplaçante. L'article indique également que Peter Thiel, qui siège au conseil d'administration de Facebook depuis 2004, commençait à exercer plus de pouvoir au sein de l'entreprise alors que la gouvernance de cette dernière a subi des changements ces derniers mois.

Peu de temps après que Mark Zuckerberg ait dévoilé publiquement la position de Facebook sur les publicités politiques, Jack Dorsey, le patron de Twitter, a lui annoncé que Twitter n'accepterait plus aucune publicité de ce type. Dans une série de tweets expliquant sa décision, il a estimé qu'il n'était pas réaliste que Twitter s'engage pleinement dans la lutte contre les fake news tout en permettant aux publicités politiques de fleurir librement.

Les salariés de Facebook ont également exprimé leur inquiétude autour de la décision d'autoriser les publicités politiques sans vérification préalable des faits. Cela va, selon eux, directement à l'encontre de leurs efforts visant à empêcher la diffusion d'informations mensongères sur la plateforme. En octobre dernier, 250 employés de Facebook ont signé une lettre conjointe demandant au réseau social de modifier son règlement, avec une liste de recommandations sur la façon d'améliorer le processus de fact-checking.

Version originale : Kevin Webb/Business Insider

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