Mark Zuckerberg refuse d'être l'arbitre des fausses informations en ligne

Mark Zuckerberg a écrit une tribune pour défendre son entreprise. Wikimedia Commons/Anthony Quintano

Mark Zuckerberg, le patron et fondateur de Facebook, refuse que lui, son entreprise et plus largement le secteur de la tech ne deviennent les arbitres des fausses informations en ligne, et déterminent ce qui est vrai ou non. "Je ne pense pas que la majorité des gens veulent vivre dans un monde où l'on puisse mettre en ligne que des choses dont les entreprises de la tech jugent qu'elles sont vraies à 100%", a-t-il déclaré devant un parterre d'étudiants de la prestigieuse université de Georgetown à Washington. Le PDG de Facebook s'est d'ailleurs livré jeudi à un long plaidoyer en faveur d'une interprétation large de la liberté d'expression, que vous pouvez lire ici. Mark Zuckerberg a notamment défendue l"idée que Facebook était une plateforme qui fournissait aux utilisateurs deux choses importantes : "la voix et l'inclusion."

Il a également mentionné que le hashtag #blacklivesmatter est apparu pour la première fois sur Facebook. Le jeune dirigeant est également revenu sur la récente décision de Facebook, qui a permis la diffusion sur sa plateforme d'une publicité politique de la campagne de réélection de Donald Trump, qui contenait des fausses informations sur un rival démocrate, Joe Biden. La décision a provoqué un tollé et Elizabeth Warren, qui pour l'heure a pris la tête des candidats à l'investiture démocrate, a poussé la provocation jusqu'à acheter une publicité sur Facebook où elle affirmait — faussement — que Mark Zuckerberg et Facebook soutenaient la réélection de Donald Trump. "Dans une démocratie je pense que c'est aux gens de décider ce qui est crédible, pas aux entreprises de la tech", a-t-il affirmé, même si ce principe doit prévoir quelques exceptions, comme en cas d'incitation à la violence.

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Pour lui, les publicités politiques sont utiles aux petits candidats, aux candidats locaux, aux challengers ou encore à certains groupes qui seraient, sinon, ignorés par les médias.
"Bannies, les publicités politiques favorisent ceux qui sont déjà en poste et ceux que les médias couvrent", a jugé le jeune milliardaire. "Où fixer la limite ? Il y a bien plus de publicités sur des sujets controversés qu'il n'y en a directement liées à une élection", a-t-il souligné. Quid des questions de santé, d'immigration, de droits des femmes ? "Cela aurait-il réellement un sens de donner une voix à tout le monde dans des débats politiques sauf aux candidats ?", a-t-il argué. 

Facebook est particulièrement sur la sellette à l'approche de l'élection présidentielle de 2020 après le scandale Cambridge Analytica, quand cette société britannique avait utilisé leurs données personnelles à l'insu de dizaines de millions d'usagers de Facebook pour influer sur l'issue du vote en 2016, en faveur de Donald Trump. A cela se sont ajoutées les révélations sur les campagnes de désinformation en ligne menée par une officine russe proche du Kremlin, pour aider la candidature de Donald Trump. Facebook avait été particulièrement lent à admettre la portée de l'intervention.

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