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Mark Zuckerberg suggère qu'Apple, Amazon, Google et TikTok pourraient être de plus grandes menaces que Facebook


Mark Zuckerberg durant son audience devant le Congrès américain. © YouTube/House Judiciary

L'audience antitrust exceptionnelle des GAFA a débuté mercredi 29 juillet. Et elle a commencé fort. Mark Zuckerberg est apparu aux côtés de Jeff Bezos, PDG d'Amazon, Tim Cook, PDG d'Apple, et Sundar Pichai, PDG de Google, pour témoigner devant le Congrès américain dans le cadre d'une enquête visant à déterminer si ces grandes plateformes technologiques se livrent à des pratiques anticoncurrentielles. Durant son intervention, Mark Zuckerberg, a rappelé le succès de ses concurrents tels qu'Apple, Google et TikTok, en faisant valoir que la concurrence est bien vivante dans l'industrie de la tech.

"iMessage est le service de messagerie le plus populaire aux États-Unis", a déclaré le PDG de Facebook dans son discours d'ouverture, en référence au service de messagerie d'Apple. "TikTok est l'application qui connaît la croissance la plus rapide. Youtube est l'application la plus populaire pour la vidéo. Amazon est la plateforme de publicité qui connaît la plus forte croissance. Google est la plus grande plateforme d'annonces publicitaires. Et pour chaque dollar dépensé en publicité aux États-Unis, moins de 10 cents sont dépensés chez nous".

Les remarques du PDG de Facebook soulignant le succès d'autres grandes entreprises technologiques surviennent alors que le géant des réseaux sociaux est examiné à la loupe pour ses acquisitions d'autres applications sociales comme WhatsApp, Instagram et Giphy. En effet, au cours de cette audition, le représentant Jerry Nadler, un démocrate de New York, a fait pression sur Mark Zuckerberg au sujet de l'acquisition d'Instagram par Facebook en 2012 — citant une série de mails de dirigeants de Facebook, publiés par The Verge, affirmant que cette acquisition pourrait servir à neutraliser la concurrence.

Mark Zuckerberg présente également les grandes entreprises de la tech, tels Apple et Google, comme ses principaux rivaux, alors que des questions ont été soulevées quant à savoir si sa capacité de diffusion et de distribution de l'information en fait également un concurrent pour les entreprises de presse plus petites.

Le directeur de Facebook a indiqué à plusieurs reprises qu'il ne se considère pas comme "l'arbitre de la vérité". Mais dans le même temps, en 2018, les avocats de Facebook ont fait valoir au tribunal que les décisions de l'entreprise concernant la modération de son contenu devraient être traitées comme celles d'un éditeur traditionnel. Ces dernières années, l'entreprise a également ajouté de nouvelles fonctionnalités qui la mettent en concurrence plus directe avec les éditeurs de presse. Une étude de Pew Research a révélé que quatre adultes américains sur dix suivent l'actualité via Facebook.

Version originale : Lisa Eadicicco / Business Insider US. Traduit de l'anglais par Mégan Bourdon.

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Business Insider
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