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Mark Zuckerberg veut que Donald Trump soit tenu responsable de la prise d'assaut du Capitole

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Mark Zuckerberg veut que Donald Trump soit tenu responsable de la prise d'assaut du Capitole
Le PDG de Facebook, Mark Zuckerberg, à Washington, le 23 octobre 2019. © Andrew Harnik/AP
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Le PDG de Facebook, Mark Zuckerberg, a déclaré jeudi que l'ancien président américain Donald Trump "devrait être tenu responsable" des déclarations qu'il a faites avant la prise d'assaut meurtrière du Capitole le 6 janvier dernier. Mark Zuckerberg s'est joint à Jack Dorsey, DG de Twitter, et à Sundar Pichai, DG d'Alphabet, pour témoigner devant la commission de l'énergie et du commerce de la Chambre des représentants sur le rôle que jouent les plateformes technologiques dans la propagation de la désinformation et de l'extrémisme.

La question est sur toutes les lèvres depuis l'émeute du Capitole et intervient alors que les législateurs américains réexaminent la façon dont le gouvernement lutte contre le terrorisme intérieur et le suprémacisme blanc. "Nous avons fait notre part pour sécuriser l'intégrité de l'élection, et puis le 6 janvier, le président Trump a prononcé un discours rejetant les résultats et appelant les gens à se battre", a déclaré Mark Zuckerberg jeudi.

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"L'attaque du Capitole est un outrage, et je veux exprimer ma sympathie envers tous les membres, le personnel et les travailleurs du Capitole qui ont dû vivre ce moment honteux de notre histoire. Et je veux exprimer ma gratitude à la police du Capitole, qui était en première ligne pour défendre notre démocratie."

Il a ajouté : "Je crois que l'ancien président doit être tenu responsable de ses paroles et que les personnes qui ont enfreint la loi doivent être tenues responsables de leurs actes."

La Chambre des représentants a mis en accusation Donald Trump quelques jours avant qu'il ne quitte ses fonctions pour "incitation à l'insurrection" — le vote d'"impeachment" le plus bipartisan de l'histoire des États-Unis, 10 républicains s'étant prononcés en faveur de la mise en accusation — mais le Sénat l'a acquitté. Le ministère américain de la justice a également engagé des poursuites contre près de 400 personnes liées à la tentative d'insurrection.

Mark Zuckerberg affirme que Facebook a fait tout son possible

Mark Zuckerberg a témoigné jeudi que Facebook "a travaillé avec les forces de l'ordre pour identifier et traiter les menaces" avant le 6 janvier et "a fourni un large soutien pour identifier les insurgés" et supprimer les "publications soutenant la violence" pendant et après l'attaque.

"Nous n'avons pas pu tout déceler, mais nous avons rendu nos services inhospitaliers pour ceux qui pourraient chercher à nuire", a-t-il dit. "Et lorsque nous avons craint qu'il n'incite à de nouvelles violences, nous avons suspendu les comptes de l'ancien président."

Mark Zuckerberg a poursuivi en disant qu'il ne croyait pas que les entreprises de la tech puissent à elles seules réparer les divisions du pays et que "la polarisation de l'opinion était en hausse en Amérique bien avant que les réseaux sociaux ne soient inventés, et elle a diminué ou s'est stabilisée dans de nombreux autres pays où les réseaux sociaux sont populaires."

Le PDG de Facebook a ensuite rejeté la responsabilité des divisions aux États-Unis sur un "environnement politique et médiatique qui divise les Américains."

Version originale : Sonam Sheth/Insider.

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