Entrée au Nasdaq de Criteo en octobre 2013. Youtube

Le Medef a présenté hier son plan d'actions pour faire de la France "la Silicon Valley des objets connectés".

Le patronat français pense que la filière est une opportunité pour le développement de champions français mondiaux.

L'idée est donner naissance aux futures BlaBlaCar, Vente-Privée et Criteo, ces entreprises françaises qui ont reçu le label de licornes, c'est-à-dire que leur valorisation dépasse le milliard d'euros.

Pourtant, le syndicat — jamais avare de critiques sur l'entrave à la liberté d'entreprendre des pouvoirs publics — s'en remet paradoxalement à une intervention accrue de l'Etat français et de l'Europe pour faire émerger ces futurs grands employeurs.

Dans son plan d'action, le Medef souhaite que l'Etat sélectionne les 100 start-up technologiques françaises qui ont le plus fort potentiel qui seraient financées par des fonds européens.

Le syndicat recommande au ou à la futur(e) président(e) de "militer pour la création d’un fonds européen (issu du Plan Junker) de 5 à 10 milliards d’euros à même d’investir dans les tours de table de séries B et C en Europe" pour éviter qu'elles partent sous pavillon américain.

"C'est assez facile de trouver les financements pour monter sa start-up. Le problème, c'est pour réaliser la deuxième puis la troisième levée de fonds, celles qui permettent de passer au stade supérieur", regrette Olivier Midière, conseiller en charge du numérique au Medef, dans les Echos.

Les investisseurs publics français jouent déjà un rôle important dans la tech française. Bpifrance est ainsi le fonds souverain au monde qui a fait le plus de deals depuis six ans. Bpi a 27 milliards de dollars d'actifs sous gestion (environ 25 milliards d'euros).

La banque publique, elle, regrette que les groupes du CAC 40 ou les grandes entreprises intermédiaires françaises — adhérentes au Medef en majorité— n'investissent pas plus souvent au capital de ces startups pour assurer la vitalité de l'écosystème. "Sur la sortie complète des fonds, les entreprises françaises restent frileuses. Il faut qu'on change de braquet", pense Paul-François Fournier,  le directeur exécutif de l'innovation de Bpifrance.

Vous avez apprécié cet article ? Likez Business Insider France sur Facebook !

Lire aussi : Christine Lagarde résume très simplement le choix qui se pose aux électeurs français lors de la présidentielle

VIDEO: Un drone a filmé les impressionnantes chutes des Sept Sœurs en Norvège — elles font 250 mètres de haut