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Il n’y a eu 'aucun progrès décisif' depuis plus de 2 mois sur les négociations du Brexit — Michel Barnier dit que le calendrier vacille

Il n’y a eu 'aucun progrès décisif' depuis plus de 2 mois sur les négociations du Brexit — Michel Barnier dit que le calendrier vacille
© REUTERS/Francois Lenoir

Les négociations concernant le Brexit entre le Royaume-Uni et l'Union européenne ont formellement débuté le 19 juin dernier.

Elles sont censées durer environ deux ans et devraient s'achever le 29 mars 2019.

Mais ce jeudi 31 août 2017, alors que plus de deux mois se sont écoulés depuis, Michel Barnier, négociateur en chef de l'UE sur le Brexit, a affirmé qu'"aucun progrès décisif" n'avait été fait sur les principaux sujets — que ce soit les droits des millions de ressortissants européens vivant sur le sol britannique et des Britanniques établis sur le continent ou encore la facture du Brexit.

Lors d'une conférence de presse conjointe avec David Davis, le ministre britannique chargé du Brexit, Michel Barnier a déclaré:

"Au cours de la semaine, nous avons obtenu d'utiles éclaircissements sur un certain nombre de points (...). Cependant, nous n'avons pas enregistré de progrès décisif sur les principaux sujets, même si la discussion que nous avons eue sur l'Irlande, elle, a été fructueuse."

Ainsi le Français a estimé que le calendrier initial des négociations sur le Brexit pourrait prendre du retard. Les discussions sur le futur partenariat de l'UE avec le Royaume-Uni sont censées démarrer début octobre mais il y a peu de chances que cela puisse se faire.

"Avec autant d'incertitudes, comment pourrions-nous instaurer un climat de confiance et discuter d'un futur partenariat?", a-t-il dit, ajoutant qu'il était prêt à intensifier le rythme des négociations.

Du côté britannique, on ne voit pas les choses de la même façon.

David Davis, le ministre britannique chargé du Brexit, a fait état de "certains progrès concrets" lors de cette dernière session de négociations, estimant que les "discussions de cette semaine ont montré encore une fois que la position du Royaume-Uni est considérablement plus souple et pragmatique que celle de l'UE".

Lors de cette dernière session de négociations, les deux camps ont à nouveau marqué leur désaccord sur la juridiction de la Cour de justice de l'Union européenne (CJUE) basée au Luxembourg. Bruxelles souhaite que la CJUE garantissent les droits des citoyens européens au Royaume-Uni, une proposition que Londres rejette fermement.

Par ailleurs, les Européens insistent pour régler d'abord les conditions du divorce, dont la facture que le Royaume-Uni devra payer pour quitter le bloc, estimée autour de 60 milliards d'euros.

Business Insider
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