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Michelin prévoit jusqu'à 2 300 suppressions de postes pour devenir plus compétitif

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Michelin prévoit jusqu'à 2 300 suppressions de postes pour devenir plus compétitif
Le groupe a déjà supprimé près de 1 500 postes depuis 2017. © hyundai motorsport/Wikimedia Commons

Les plans sociaux se sont multipliés depuis le début de la crise. Mais Michelin n'invoque pas le Covid-19 pour justifier des destructions d'emplois ce mercredi 6 janvier. Le groupe a annoncé qu'il allait supprimer jusqu'à 2 300 postes en France, sans départs contraints, dans le cadre d'un "plan de simplification et de compétitivité". Le pneumaticien vise "une amélioration de sa compétitivité pouvant aller jusqu'à 5% par an" pour les activités tertiaires et pour l'industrie, ce qui pourrait signifier "d'ici trois ans une réduction de postes pouvant aller jusqu'à 2 300", sur les 21 000 que compte Michelin en France.

Le groupe soumis à la concurrence des pneus à prix cassés a déjà supprimé près de 1 500 postes depuis 2017 dans le cadre de sa réorganisation, notamment à son siège historique de Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme) et aux Etats-Unis. Il a également fermé les sites de La Roche-sur-Yon (Vendée) et Bamberg en Allemagne. D'ici 2024, "près de 60% des départs envisagés se feraient sur la base de départs anticipés à la retraite et le reste par des départs volontaires accompagnés", dans le cadre de ruptures conventionnelles collectives (RCC), précise Michelin dans un communiqué.

'Michelin s'engage à recréer autant d'emplois qu'il y en aura de supprimé'

De Clermont-Ferrand à Epinal en passant par Troyes, cette nouvelle réorganisation concerne "tous les sites français du groupe", a précisé à l'AFP Florent Menegaux, le président du groupe clermontois. "Michelin s'engage à recréer autant d'emplois qu'il y en aura de supprimé", a-t-il ajouté toutefois, l'entreprise prévoyant d'accompagner les territoires et d'accroître son activité dans divers domaines en parallèle de ce plan de simplification.

Le nombre de départs site par site sera précisé dans les prochains mois : la direction du groupe souhaite ouvrir "rapidement" des négociations avec les organisations syndicales autour d'un "accord-cadre d'une durée de 3 ans".

Le groupe est "confronté depuis une dizaine d'années à de profondes transformations structurelles du marché mondial du pneumatique, marqué notamment par l'arrivée massive de produits à bas coûts". Il doit donc "accompagner les évolutions stratégiques de ses activités pour préparer l'avenir. C'est le cas notamment en France où la vitalité de ses positions passe par un renforcement significatif de sa compétitivité", souligne-t-il.

Réduction de la part des pneus dans le chiffre d'affaires

"Michelin n'abandonne pas la France" et "va réinvestir une partie des économies réalisées dans le développement de nouvelles activités", souligne Florent Menegaux.

Ses 15 sites industriels dans l'Hexagone se sont progressivement spécialisés dans les pneumatiques haut de gamme, agricoles, industriels, ou de compétition. En parallèle, Michelin poursuit "sa stratégie de localisation en France de nouvelles activités à forte valeur ajoutée", dans l'hydrogène, l'impression 3D, les colles ou le recyclage des déchets plastiques.

À horizon 2030, Michelin souhaite que 30% de son chiffre d'affaires soit réalisé hors pneus. Mais l'atteinte de cet objectif passe dans un premier temps par un coup de frein sur l'emploi.

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