Jeff Weiner (g.), Satya Nadella (centre), Reid Hoffman (dr.) Microsoft

Jeff Weiner (g.), Satya Nadella (centre), Reid Hoffman (dr.). Microsoft

La Commission européenne a donné son feu vert au rachat de LinkedIn par Microsoft pour 26 milliards de dollars (24 milliards d'euros). L'opération avait été annoncée en juin 2016.

Cet accord du régulateur a été obtenu par Microsoft en contrepartie de quelques concessions.

Le groupe américain s'engage — pour les cinq prochaines années — à laisser des réseaux concurrents de LinkedIn utiliser des produits Microsoft et à ne pas imposer aux constructeurs informatiques d'embarquer LinkedIn dans le système d'exploitation Windows.

Selon la Commission européenne, ces concessions permettront de préserver la concurrence en Europe.

Elles ne répondent toutefois pas aux inquiétudes soulevées par un des concurrents de Microsoft. Salesforce, dans une lettre adressée à Bruxelles fin septembre 2016, avait invité le régulateur à s'intéresser à la masse de données dont Microsoft allait ainsi s'emparer. 

"En devenant propriétaire de la base de données unique de LinkedIn sur 450 millions de professionnels dans plus de 200 pays, Microsoft sera en mesure d'empêcher l'accès de ses concurrents à ces données et, ainsi, d'obtenir un avantage compétitif injuste", affirmait alors Burke Norton, directeur juridique de Salesforce, dans un communiqué.

Les autorités de régulation aux Etats-Unis, au Canada, au Brésil et en Afrique du Sud ont déjà approuvé l'opération sans demander de concessions.

Dans une note de blog, Microsoft annonce que l'acquisition pourra ainsi être finalisée "dans les prochains jours."

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