Supporters de Donald Trump à un meeting républicain dans l'Ohio, aux Etats-Unis, le 5 novembre 2018. REUTERS/Aaron Josefczyk

Comment réagiront les marchés financiers aux résultats des élections de mi-mandat aux Etats-Unis, les fameux midterms? Selon Jeremy Ghez, professeur franco-américain d'économie et d'affaires internationales à HEC, le plus probable est qu'ils repartent de l'avant. Et ce, quel que soit le résultat des scrutins qui se déroulent ce mardi 6 novembre.

"La fin d'un processus électoral est souvent salué, aux Etats-Unis, par un rebond de la Bourse, soulagée de l'incertitude politique qui planait jusqu'alors", note-t-il dans son ouvrage "Etats-Unis: déclin improbable, rebond impossible", publié en septembre. Comme lors de l'élection de présidentielle qui a conduit le républicain Donald Trump à la victoire en 2016, la fin des midterms devrait donc être accueillie favorablement à Wall Street.

Après l'élection de Trump, "en l'espace d'un an, le Dow Jones aura gagné plus de 6000 points — soit une progression de 315%", précise Jeremy Ghez. Son prédécesseur, Barack Obama, a connu une évolution similaire, avec une hausse de 294% entre 2008 et 2009, lors de la première année de son premier mandat, puis une progression de 203% de l'indice boursier new-yorkais sur un an après sa réélection en 2012.

Selon les derniers sondages et les spécialistes de la politique américaine, les midterms 2018 devraient aboutir sur une reprise de contrôle de la Chambre des représentants par les démocrates et une majorité toujours républicaine au Sénat. Autrement dit, sur une situation de blocage potentiel du Congrès, réunissant les deux chambres.

"Si les démocrates se montrent constructifs et qu'ils arrivent à se réconcilier avec les républicains, cela favorisera le maintien de la conjoncture économique ou un ralentissement et un retournement beaucoup plus doux que celui auquel on peut s'attendre", estime Jérémy Ghez.

Le professeur pense à deux dossiers notamment sur lesquels les deux camps pourraient avancer ensemble: "l'infrastructure et l'immigration, avec la question de la régularisation des 11 millions de sans-papiers".

Mais les démocrates pourraient plutôt choisir de "pourrir la vie à Donald Trump", impliqué dans de multiples affaires judiciaires. Et dans ce cas, on pourrait assister à un revirement de la conjoncture économique plus brutal. "Les shutdowns (fermeture partielle de l'administration américain faute de vote sur le budget au Congrès, ndlr) répétés ne seraient que la toute petite partie émergée de l'iceberg", prévient alors Jeremy Ghez.

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