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Moderna, AstraZeneca, Pfizer... Quels sont les vaccins contre le Covid-19 les plus avancés ?

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Moderna, AstraZeneca, Pfizer... Quels sont les vaccins contre le Covid-19 les plus avancés ?
Le vaccin contre le Covid-19, qui alimente espoirs et doutes depuis quelques mois, devient réalité. © fernando zhiminaicela/ Pixabay

Jamais les laboratoires pharmaceutiques n’auront développé un vaccin en si peu de temps. Moins d’un an après l'apparition du Covid-19, l’Agence européenne des médicaments pourrait donner son feu vert au déploiement des solutions de Pfizer/BioNTech et de Moderna sur le Vieux Continent — les deux sociétés ont annoncé que leur remède est efficace à environ 95%. L’autorisation pourrait survenir "dès la deuxième moitié de décembre, si les procédures se passent sans problème", se risquait Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne, jeudi 19 novembre.

Et d’autres pourraient suivre : AstraZeneca et l’université d’Oxford ont annoncé le 23 novembre que leur remède, plus facile à administrer que ses homologues américains, est efficace à 70%. Il s’agit d’un adénovirus — une technique déjà éprouvée, contrairement aux solutions de Pfizer et Moderna qui innovent avec l’ARNm. Le vaccin contre le Covid-19, qui alimente espoirs et doutes depuis quelques mois, devient ainsi réalité. Les Etats du monde entier se préparent à une campagne de vaccination massive de leur population, et réfléchissent aux catégories à cibler prioritairement.

La France devrait vacciner les cibles prioritaires dans les premiers mois de 2021

L’acquisition de doses de vaccins aura lieu au niveau européen. Les pays membres de l’UE ont en effet signé un accord en ce sens, qui prévoit une redistribution au prorata de la population de chaque pays. Ainsi, la France se verra attribuer 15% des doses. L’Union s’est assuré 1,3 milliard de doses auprès des laboratoires pharmaceutiques, et 660 millions supplémentaires en option. Pfizer/BioNTech devrait fournir 50 millions de doses à l’Europe et aux États-Unis dès décembre, et Moderna 20 millions.

En France, la campagne de vaccination à venir se prépare au sommet de l’Etat : "Nous avons six contrats, soit signés soit en passe de l’être : quatre contrats signés et deux préaccords dont la rédaction juridique doit suivre un processus de validation. Donc, six accords signés d’ici fin novembre", résumait la ministre déléguée à l’Industrie Agnès Pannier-Runacher, dimanche 22 novembre sur Radio J.

Pour débuter une campagne de vaccination massive "le plus tôt possible", comme l'assurait Olivier Véran, ministre de la Santé, le 12 novembre. "C'est un chantier monumental." Le gouvernement viserait la vaccination de 35 millions de Français en 2021. Pour atteindre cet objectif, il faudra mobiliser tous les professionnels de santé, médecins et infirmiers libéraux inclus. Le gouvernement devrait également rallonger le budget 2021 de la Sécurité sociale 2021 d’1,5 milliard d’euros.

Reste à identifier les personnes à vacciner en priorité. Une tâche confiée à la Commission technique des vaccinations (CTV) de la HAS, qui a publié le 30 novembre ses recommandations finales. Voici les cinq étapes de la campagne de vaccination préconisées par l'insitution :

  1. Les personnes âgées résidant en Ehpad seront vaccinées en priorité "à l'arrivée des toutes premières doses" de vaccin. Les soignants s'occupant de ces patients vulnérables pourront eux aussi recevoir une injection en premier.
  2. La HAS recommande ensuite la vaccination des personnes de "plus de 75 ans" et celles "de 65 à 74 ans présentant une comorbidité".
  3. Viendront ensuite les personnes de plus de 50 ans et les patients "à risque".
  4. "Les travailleurs en contact avec du public" devraient ensuite être ciblés.
  5. Enfin, la campagne de vaccination devrait s'ouvrir à l'ensemble des Français "de plus de 18 ans" et "sans comorbidité".

Emmanuel Macron a confirmé le 1er décembre qu'il prévoyait "une première campagne de vaccination très ciblée, avec des vaccins de première génération" pour début 2021, suivie d'une "deuxième vague de vaccination qui s'ouvrira quelque part entre avril et juin et qui, elle, sera plus large et plus grand public et qui ira vers une stratégie de vaccination du plus grand nombre", a-t-il pousuivi.

Toutefois, le 17 novembre, une étude de la fondation Jean-Jaurès révélait que 43 % des Français ne souhaitaient pas ou probablement pas se voir inoculer de vaccin contre le Covid-19… Ce qui pourrait poser problème dans la mise en place d’une campagne efficace pour les autorités. "Je ne rendrai pas la vaccination obligatoire", a toutefois tranché Emmanuel Macron lors de son allocution, mardi 24 novembre. "Il ne s'agira pas d'une stratégie de vaccination obligatoire mais d'une stratégie de conviction et de transparence", a réaffirmé le chef de l'Etat le 1er décembre.

Business Insider France a fait le point sur les vaccins les plus avancés :

Pfizer/BioNTech devrait déployer son vaccin en Europe avant la fin de l'année...

Le siège de Pfizer à New York.  jenix89/Wikimedia Commons

Aux États-Unis, Pfizer/BioNTech a soumis vendredi 20 novembre à la Food and Drug Administration (FDA) sa demande d’autorisation en urgence. Dix jours plus tard, l'alliance a également déposé une demande d'autorisation conditionnelle de son vaccin contre le Covid-19 dans l'UE auprès de l'Agence européenne du médicament (EMA), le 30 novembre. Cette dernière a réagi le lendemain en annonçant qu'elle tiendrait une réunion extraordinaire le 29 décembre "au plus tard" pour donner, ou pas, son feu vert à la commercialisation du vaccin.

Le vaccin développé par les deux laboratoires pharmaceutiques serait "efficace à 90%", avaient annoncé les deux laboratoires dans un communiqué de presse du 9 novembre — un chiffre revu à la hausse depuis, pour atteindre 94,5 %. Ce résultat survenait à l’occasion d’une première analyse intermédiaire de l’essai de phase 3, qui précède généralement une demande d’homologation. L'"efficacité vaccinale" a été évaluée en comparant les résultats de patients vaccinés à ceux de volontaires ayant reçu un placebo. L'efficacité du vaccin surviendrait sept jours après la deuxième dose et 28 jours après la première. Les deux entreprises prévoient de produire 50 millions de doses en 2020, et jusqu'à 1,3 milliard de doses en 2021.

Des doses dont la distribution sera un casse tête pour les chefs d’Etats comme pour les dirigeants des labos. "Notre plus grand défi a été de mettre au point une nouvelle chaîne d’approvisionnement de bout en bout, à très basse température, pour de gros volumes et couvrant le monde entier alors que nous ne savons pas encore exactement où nous expédierons le vaccin et quelles seront les capacités de stockage dans ces points de destination", déclarait un porte-parole de Pfizer au Figaro. Le vaccin de la société américaine "nécessite d'être conservé à -80 C°", indiquait Olivier Véran le 12 novembre. Il faut donc des super-congalateurs pour les consever, ce qui “ne court pas les rues”, déplorait le ministre de la Santé.

Le vaccin de Pfizer fait partie des quatre projets en développement chapeautés par le gouvernement américain. "BNT162b2" repose, comme le vaccin de Moderna, sur la technologie de l'ARN messager.

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… suivi de près par Moderna

La biotech américaine Moderna a annoncé le 16 novembre novembre que son vaccin serait efficace à 94,5%. Retha Ferguson/Pexels

Au terme de ses essais de phase III, sur 196 participants tombés malades du Covid-19, 185 étaient dans le groupe placebo et 11 dans le groupe vacciné, soit une efficacité finale de 94,1% — le risque de tomber malade du Covid-19 serait réduit de 94,1% après vaccination par rapport aux personnes non vaccinées. La société du Français Stéphane Bancel a donc déposé des demandes d'homologation aux Etats-Unis et en Europe le 30 novembre. L'EMA a réagi le 1er décembre en annonçant qu'une se tiendra d'ici le 12 janvier pour examiner la demande de mise sur le marché qu'a déposé Moderna pour son vaccin contre le Covid-19.

La biotech américaine Moderna avait dans un premier temps annoncé que son vaccin était efficace à 94,5%, lors de la publication des résultats préliminaires de son étude. Si ce niveau d'efficacité était le même dans la population générale, ce serait l'un des vaccins les plus efficaces qui existent, comparable à celui contre la rougeole, efficace à 97% en deux doses, selon les Centres américains de prévention et de lutte contre les maladies (CDC).

La société du Français Stéphane Bancel réfléchit déjà aux moyens d’augmenter sa capacité de production. “Nous réfléchissons à investir davantage au niveau industriel. Nous pourrions dégager de la place dans notre usine en confiant à des sous-traitants des aspects moins critiques de la production,” indiquait le PDG de Moderna au Figaro.

Comme son compatriote de Pfizer, l'"ARNm-1273" développé par Moderna repose sur une technologie qui n'a pas encore fait ses preuves : l'ARN messager. Les scientifiques déclenchent une réponse immunitaire en injectant un fragment du code génétique du virus.

Anticipant l'homologation de son candidat, l'entreprise basée dans le Massachussetts s'est également implantée en Suisse. L'Union Européenne vient d'ailleurs de conclure accord avec Moderna : la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a annoncé mardi 24 novembre un contrat avec la société américaine pour fournir jusqu'à 160 millions de doses de vaccin contre le Covid-19.

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Moins efficace — '70 % en moyenne' — le vaccin développé par AstraZeneca en partenariat avec l’université d’Oxford est plus facile à administrer

Le laboratoire britannique AstraZeneca et l'université d'Oxford ont annoncé lundi 23 novembre que leur solution serait efficace à 70% en moyenne. D Wells/Wikimedia Commons

Un troisième candidat-vaccin protégerait du coronavirus : le laboratoire britannique AstraZeneca et l'université d'Oxford ont annoncé lundi 23 novembre que leur solution serait efficace à 70% en moyenne, selon un communiqué. Il s'agit de résultats intermédiaires des essais cliniques de grande échelle réalisés au Royaume-Uni et au Brésil, indique AstraZeneca.

Contrairement à ses deux concurrents, il utilise une technologie déjà utilisée pour développer des vaccins, ce qui le rend moins coûteux et plus facile à stocker — il n'a pas besoin d'être conservé à très basse température —, note l’AFP.

Le laboratoire britannique est ambitieux pour une prochaine commercialisation du vaccin : "Les autorités de régulation travaillent avec nos données en permanence. Si elles agissent rapidement lorsque notre vaccin sera prêt, nous pourrons commencer à vacciner les gens en janvier, peut-être même dès la fin du mois de décembre", a déclarait Pascal Soriot, DG d’AstraZeneca, le 7 novembre à Dagens Nyheter.

Le vaccin britannique repose sur un adenovirus — virus composé d'une molécule d'ADN — de chimpanzé modifié. L'Union Européenne a conclu un accord avec le groupe pharmaceutique pour s'assurer 300 millions de doses, avec une option pour 100 millions de doses supplémentaires. Plusieurs pays d'Amérique centrale et du sud ont également précommandé plusieurs millions de doses.

À la traîne, le duo franco-britannique Sanofi-GSK, en collaboration avec l'Institut Pasteur, devrait entrer en phase III en décembre pour une commercialisation en juin 2021

L'immeuble de Sanofi à Massy, en Essonne (91). Lionel Allorge/Wikimedia Commons

C'est la seule alliance de cette liste qui n'est pas entrée dans la phase III des tests : les partenaires Sanofi et GlaxoSmithKline effectuent des essais cliniques sur l'homme depuis le 3 septembre. "Pour la première et deuxième phase, 400 personnes ont été sélectionnées avec des profils différents. Si cette première étape s'avère concluante, la phase III réunira 35 000 personnes pour être testées, à partir de décembre. Et si cette phase est efficace, le vaccin pourra être fabriqué", déclarait le 2 novembre Henri Lanfry, directeur du site de Sanofi Pasteur de Val-de-Reuil, à La Dépêche. "Sa commercialisation pourrait être envisagée pour l'été prochain."

Le président de Sanofi France, Olivier Bogillot a confirmé dimanche 15 octobre sur CNews que la société allait débuter la production de vaccins pour les rendre disponibles en juin 2021. Alors que la phase III des essais cliniques devraient s'achever en mai, le laboratoire prend un risque important en lançant la production de vaccins par anticipation.

Le candidat développé par Sanofi utilisera une protéine recombinante, une technique déjà employée par le laboratoire pour produire un vaccin contre la grippe saisonnière. Sur France Inter, le 5 septembre, Olivier Bogillot a déclaré que le vaccin devrait coûter "moins de 10 euros" en cas de commercialisation. La Commission européenne a annoncé le 18 septembre la conclusion d'un accord de précommande de 300 millions de doses à Sanofi et GSK.

Une autre entreprise française a rejoint la course au remède contre le Covid-19 : la société pharmaceutique Valneva, spécialisée dans les vaccins pour les voyageurs. Son potentiel vaccin devrait démarrer la phase I des essais cliniques en décembre. La Grande-Bretagne, séduite par la méthode éprouvée du laboratoire, aurait déjà commandé 60 millions de doses, rapporte Les Échos.

Le Russe 'Spoutnik-V', développé par l'institut Gamaleïa, face au scepticisme européen

Vladimir Poutine affirme que sa fille a testé le vaccin russe contre le Covid-19. klimkin/Pixabay

Le cas du vaccin développé par l'institut Gamaleïa, dépendant du ministère russe de la Santé, a fait couler beaucoup d'encre.

Début août, le gouvernement russe prenait tout le monde de court en annonçant disposer d'un vaccin opérationnel. Le président Vladimir Poutine prétendait même que sa fille se l'était fait inoculer. "Je sais qu'il est assez efficace, qu'il donne une immunité durable", affirmait le pensionnaire du Kremlin. "Spoutnik-V" est entré dans la phase III de son développement, et est actuellement testé sur 40 000 volontaires.

Fin août, une étude publiée dans la prestigieuse revue scientifique The Lancet confirmait les résultats russes et concluait que "Spoutnik-V" était "sûr et efficace". Mais de nombreux experts occidentaux doutent de la fiabilité des données transmises par la Russie. 30 scientifiques, pour la plupart européens, ont même publié une lettre ouverte soulignant des incohérences dans les essais préliminaires du vaccin. Ils pointent notamment les similitudes "hautement improbables" dans les données de plusieurs volontaires de l'étude.

De son côté, l'institut Gamaleïa nie toute manipulation des données, et rappelle que les coïncidences existent. Plus d'un milliard de doses auraient déjà été commandées par 20 pays étrangers, a déclaré le fonds souverain russe qui finance le projet.

Ce candidat vaccin, qui reprend le nom du premier satellite artificiel mis en orbite par la Russie au siècle dernier, est basé sur un adénovirus et doit être inoculé en deux temps, à 21 jours d'intervalle. Ce "virus vecteur inoffensif" n'est pas le SRAS-CoV-2 mais un virus proche, qui doit préparer l'organisme à combattre le Covid-19. C'est, à peu de choses près, la même technique que celle d'AstraZeneka.

Avec les deux vaccins du groupe pharmaceutique public SinoPharm, la Chine veut faire oublier ses erreurs dans la gestion de l'épidémie

L'un des deux vaccins de Sinopharm est développé à Wuhan, où l'épidémie aurait débuté en décembre dernier. 云中君/Wikimedia Commons

La Chine affirmait le 14 septembre qu'elle pourrait disposer d'un vaccin opérationnel dès début novembre. Sans préciser de quel vaccin il s'agissait parmi les quatre candidats développé sous sa houlette. Toujours est-il qu'avec le candidat de Sinovac et le remède développé par l'armée chinoise, les deux vaccins potentiels de SinoPharm font partie des projets les plus avancés. Leur développement a en effet débuté sensiblement plus tôt que leurs concurrents.

L'un des deux vaccins potentiels de SinoPharm est développé à Wuhan — où l'épidémie de Covid-19 a débuté. Il est le premier candidat à être entré en phase III. Il s'agit d'un vaccin inactivé : il contient des agents infectieux tués en laboratoire — par opposition aux vaccins vivants atténués, où les agents infectieux sont encore actifs mais rendus pratiquement inoffensifs en laboratoire.

Un second vaccin de SinoPharm est également en phase III des tests. Lui aussi inactivé, il est développé à Pékin.

Le pouvoir chinois subit actuellement les critiques de la communauté internationale pour avoir inoculé des vaccins expérimentaux à des dizaines de milliers de personnes, sans attendre la fin des essais cliniques. Les patrons de Sinovac et Sinopharm auraient été parmi les premiers vaccinés, rapporte Reuters. La Chine communique beaucoup sur ces vaccinations au sein des hautes sphères pour obtenir la confiance du peuple.

La Chine prétend pouvoir commercialiser 610 millions avant la fin de l'année. L’entreprise publique Sinopharm tablerait une capacité d'un milliard de doses en 2021.

Les candidats de Sinovac Biotech, entreprise cotée en Bourse aux États-Unis, et de CanSino en partenariat avec l'armée chinoise, sont aussi en phase III

L'armée chinoise a été mise à contribution dans la recherche d'un vaccin. Marina Valdor/Wikimedia Commons

Point d'innovation du côté de Sinovac : son candidat, sobrement baptisé "CoronaVac", repose sur un principe similaire à celui du vaccin contre la variole. Rudimentaire, le vaccin potentiel a commencé à être développé par l'entreprise chinoise dès janvier 2020, ce qui en fait l'un des projets les plus avancés. Il est actuellement testé au Brésil, durement touché par l'épidémie.

Récemment, la Chine aurait en outre autorisé la mise à disposition du vaccin de Sinovac, encore en phase de test, pour des "besoin urgents" dans plusieurs villes, rapporte Les Echos. Des villes de l’est de la Chine, comme Jiaxing ou Yiwu, sont concernées. Cette anticipation vise le “personnel médical" et "ceux se rendant dans des pays à haut risque". "Aucun effet indésirable grave n'a été signalé", aurait déclaré un haut responsable chinois.

Peu de temps après la quarantaine de Wuhan, la Chine a également mobilisé l'armée dans la recherche d'un vaccin. En association avec la société pharmaceutique chinoise CanSino, le candidat est entré en phase clinique dès le mois de mars. Selon Pékin, relayé par NewsWeek, le vaccin potentiel serait "sûr" et efficace, même en cas d'éventuelles mutations du virus.

Janssen Pharmaceutica, filiale belge du groupe pharmaceutique américain Johnson & Johnson, va inoculer son candidat vaccin à 60 000 volontaires

Le vaccin potentiel de Johnson & Johnson sera testé sur 60 000 volontaires. Ahmad Ardity/Pixabay

Johnson & Johnson, en partenariat avec le ministère de la Santé américain, développe un candidat vaccin basé sur un vecteur adénovirus. Et la société américaine, qui a confié l'élaboration du remède à sa filiale belge Janssen Pharmaceutica, voit les choses en grand pour la phase finale des essais : le vaccin potentiel a commencé mercredi 23 septembre les test sur 60 000 volontaires du monde entier, notamment aux États-Unis, en Afrique du Sud, au Brésil, en Argentine, en Colombie et au Chili. Soit le double de la plupart de ses concurrents.

Les essais de phases 3 avaient été suspendus le lundi 12 octobre en raison d'une maladie inexpliquée chez un volontaire — comme pour AstraZeneca, en septembre. Mais les tests ont depuis repris.

Avec le vaccin de la société de biotechnologie Novavax, entré en phase III le 24 septembre, les Etats-Unis ont autant de candidats dans l'ultime phase des essais cliniques que la Chine

La société Novavax est financée par le gouvernement américain.  Katja Fuhlert/Pixabay

La société américaine de biotechnologie Novavax a annoncé jeudi 24 septembre à l'AFP le début au Royaume-Uni un essai clinique de phase III de son vaccin expérimental — baptisé NVX-CoV2373 — contre le Covid-19. 10 000 participants de 18 à 84 ans devraient se voir inoculer le vaccin.

Le Royaume-Uni, durement touché par l'épidémie, n'a pas été choisi au hasard. "En raison du haut niveau actuel de transmissions de SARS-CoV-2, et étant donné qu'il continuera probablement à être élevé au Royaume-Uni, nous sommes optimistes que l'essai clinique bénéficiera d'un recrutement rapide", espère Gregory Glenn, directeur de la recherche et du développement, dans un communiqué.

La société Novavax est financée par le gouvernement américain. Elle aurait reçu plus de 1,6 milliard de dollars d'argent public américain pour financer la production de 100 millions de doses, selon l'AFP.

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