Le plongeon des Bourses mondiales vient d'annihiler 4000Mds$

A boy slides on an inflatable tube in Bradgate Park after snow fall in Newtown Linford, Britain December 11, 2017. REUTERS/Darren Staples

Pour la quatrième journée consécutive et au lendemain d'un gros coup de bambou sur Wall Street, les Bourses mondiales ont poursuivi leur chute, mardi.

Résultat: 4000 milliards de dollars de gains ont été effacés en huit jours, selon Reuters.

Les principaux indices européens ont ouvert en baisse d'environ 3% mardi matin. 

Vers 11h55 GMT, les principaux indices européens étaient tous en repli: 

  • CAC 40: -2,34%
  • Dax: -2,23%
  • FTSE: -2,36%
  • FTSEurofirst 300: -2,25%
  • EuroStoxx 50 de la zone euro: - 2,34%
  • Stoxx 600: -2,24%.

La veille, New York, le Dow Jones a chuté de 4,6% et le Standard&Poor's 500 de 4,1% — leur plus forte baisse depuis août 2011. Les deux indices affichent désormais des performances négatives pour 2018.

La Bourse de Tokyo a terminé en repli de 4,73%, sa plus forte baisse en pourcentage sur une séance depuis novembre 2016

Wall Street a reculé après la remontée des rendements obligataires — élément déclencheur de cette correction —, la hausse des anticipations d'inflation et les craintes d'une accélération du resserrement monétaire des banques centrales.

Le mouvement a été perçu d'abord comme une saine correction après l'envol rapide des marchés en 2017, mais en se propageant rapidement en Asie et en Europe, un peu de stress a commencé à se faire sentir.

Voici les réactions des analystes:

Norihiro Fujito — Mitsubishi UFJ Morgan Stanley Securities:

"Depuis l'automne dernier, les investisseurs pariaient sur une économie en 'Boucles d'or' — une solide croissance économique, des résultats d'entreprises en progression et une inflation stable. Mais les temps semblent avoir changé."

Sebastian Raedler, Tom Pearce, Andreas Bruckner — Deutsche Bank:

"Nous nous attendons à ce que la situation très favorable créée par une forte croissance dans un environnement de taux bas continue à se refermer dans les mois à venir, principalement en raison d'un ralentissement de l'élan macroéconomique dans la zone euro."

Mark Haefele — UBS Wealth Management:

"Si la vitesse de la baisse du marché sur la semaine écoulée est impressionnante, des baisses de marché de cette ampleur ne sont pas extraordinaires. (...) Et le contexte fondamental favorable de croissance mondiale supérieure à la tendance et de qualité des résultats de sociétés reste intact. (...) 

Une baisse sur une seule séance aussi forte que celle de lundi pourrait entraîner un nouveau mouvement de vente, certaines stratégies systématiques étant forcées de réduire leur exposition à l'effet de levier et d'autres investisseurs étant confrontés à des appels de marges, avant que les investisseurs de plus long terme, comme les fonds de pension, ne commencent à rétablir l'équilibre en achetant sur repli. Si la volatilité peut persister à court terme, nous restons confiants dans le fait que le marché haussier reste intact."

Peter Garny, Saxo Bank:

"Le régime de volatilité faible est sans doute révolu. 2017 et le début de 2018 ont sans doute constitué une anomalie. Pour l'instant, la déflagration peut faire peur, mais elle est relativement contenue. Il s'agit de la plus forte baisse depuis le 'flash krach' d'août 2015. Un écart de 12% entre le plus haut et le plus bas des contrats à terme sur S&P 500 résulte probablement d'une réaction en chaîne qui a commencé vendredi dernier, lorsque les chiffres montrant une vigueur inattendue de la hausse des salaires aux Etats-Unis ont fait monter les taux américains."

Vous avez apprécié cet article ? Likez Business Insider France sur Facebook !

Lire aussi : Voici les plus grosses baisses en points sur une journée dans l'histoire du Dow Jones

VIDEO: Voici comment bien choisir ses fruits au supermarché — ne vous fiez pas à la couleur