Nestlé a indiqué ce vendredi 26 janvier 2018 qu'il prévoyait de supprimer jusqu'à 400 postes en France, dans son siège hexagonal et dans les fonctions support, confirmant une information de l'agence de presse Bloomberg.

Le numéro un mondial de l'alimentation, qui emploie 13.000 personnes en France, veut éviter les licenciements et compte en partie sur le non-remplacement de départs naturels, a fait savoir un porte-parole de Nestlé France.

Ce nombre vient s'ajouter aux 450 emplois que le fabricant de Perrier prévoit de supprimer dans son centre de recherche et de développement du laboratoire dermatologique Galderma, près de Nice.

En quelques mois, ce sont donc 850 postes qui sont concernés par ces mesures dans l'Hexagone.

Confronté à une croissance en berne, Nestlé est aussi sous la pression du fonds activiste Third Point. Le fonds américain, propriété de l'investisseur Daniel Loeb, détient un peu plus de 1% du capital — acheté 3,28 milliards d'euros. Il a demandé à Nestlé de se séparer d'activités non-stratégiques, à l'instar de sa participation de 23% détenue dans L'Oréal.

Third Point avait déjà lancé des offensives ces dernières années chez Sony et chez Yahoo.

Le groupe suisse a engagé l'an dernier une vaste réorganisation de ses activités et il s'est aussi fixé comme objectif de redresser sa marge opérationnelle. Nestlé veut ainsi regrouper sept sites autour de Paris en un seul d'ici 2020 et vient de vendre pour près de 3 milliards de dollars à Ferrero sa filiale américaine qui possède la marque Crunch.

En France, Carrefour a dévoilé mardi un vaste plan de transformation sur cinq ans qui passe par un plan de départs volontaires affectant 2.400 postes. 

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