Nissan

Génération 1 de Leaf équipée de SAM, une voiture électrique lancée dès 20A01 par Nissan. Nissan

Nissan a annoncé mardi la cession de son activité de batteries électriques à la société chinoise de capital-investissement GSR Capital pour un montant non divulgué.

Cette activité comprend notamment des sites de production aux Etats-Unis (Tennessee), en Angleterre et au Japon, a précisé le constructeur automobile japonais dans un communiqué.

Nissan est l'un des pionniers de la voiture électrique. Il avait ainsi fondé dès 2007, avec son compatriote NEC, l'entreprise Automotive Energy Supply Corporation (AESC), qui fabrique des batteries lithium-ion afin d'équiper sa voiture Leaf commercialisée au Japon en 2010 puis en Europe en 2011.

Ce désengagement de Nissan n'est pas anodin. L'essor du marché électrique dépend grandement du coût des batteries et de leur autonomie. Dans leur grande majorité, les constructeurs automobiles font fabriquer leurs batteries chez des fournisseurs comme Panasonic, Samsung ou LG.

Nissan faisait partie avec Mitsubishi des rares constructeurs qui produisent eux-mêmes leurs batteries.

A l'inverse,  l'Américain Tesla finit de son côté de construire son usine géante dans le Nevada pour produire ses propres batteries en partenariat avec Panasonic. L'entreprise dirigée par Elon Musk a déboursé 5 milliards de dollars pour sa Gigafactory qui est déjà en service. Cette production intégrée doit lui permettre de réduire de 30% le coût des batteries dans ses voitures électriques. Tesla chercherait également à installer un site en Europe.

En prenant en compte la participation de NEC, GSR Capital a accepté de verser à Nissan un total d'un milliard de dollars (851 millions d'euros) dans le cadre de l'opération, selon une source directement informée du dossier.

GSR, qui a investi dans les technologies propres et les voitures électriques, cherche également à acquérir une participation substantielle dans la société chilienne Quimica Y Minera (SQM), l'un des plus importants producteurs de lithium au monde, avait rapporté Reuters en juillet.

Pékin promeut les véhicules électriques afin de lutter contre la pollution de l'air et d'amener les constructeurs automobiles nationaux à se passer de moteurs à combustion pour établir des marques mondiales: les producteurs de batteries et de lithium deviennent particulièrement attractifs pour les entreprises chinoises.

Le groupe chinois, qui gère actuellement un fonds de fusions et acquisitions de cinq milliards de dollars, vise essentiellement les sociétés étrangères industrielles et les startups, notamment celles produisant des batteries de véhicules électriques et des produits pharmaceutiques.

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