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Nokia compte supprimer jusqu'à 1 200 emplois dans la R&D en France

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Nokia compte supprimer jusqu'à 1 200 emplois dans la R&D en France
La stand de Nokia au Mobile World Congress de Shanghai, en Chine, le 26 juin 2019. © Visual China Group via Getty Images

Avec la crise économique causée par la pandémie de coronavirus, les plans sociaux risquent de se succéder dans l'Hexagone. Pendant qu'Air France prépare un vaste plan départs volontaires, un comité social et économique central (CSE-C) extraordinaire doit se tenir chez l'entreprise Nokia, à Paris, le lundi 22 juin. L'équipementier télécoms finlandais, propriétaire d'Alcatel-Lucent depuis 2016, devrait y annoncer la suppression de 1 000 à 1 200 postes en France, selon L'Agefi. Mais ce plan social ne serait pas lié à l'épidémie de Covid-19.

"Il n'y a pas de difficultés économiques. On nous a même remerciés pour notre mobilisation durant cette crise sanitaire, des produits ont également été sortis en avance. On ne sait pas quels motifs économiques vont être avancés pour justifier cette décision", déplore Bernard Trémulot, délégué syndical CFDT cité par Le Télégramme. Le plan social devrait toucher en premier lieu les fonctions liées à la recherche et développement (R&D) en 5G, situées notamment à Nozay, près de Paris, et à Lannion dans les Côtes-d’Armor. Ce qui peut apparaître surprenant alors que la 5G semble représenter l'avenir de la télécommunication. Mais la concurrence est rude avec le chinois Huawei et le suédois Ericsson.

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Pour Nokia, cela constituerait le quatrième plan depuis le rachat d'Alcatel-Lucent et rien de moins que le 13e depuis le début des années 2000, souligne L'Agefi. Il faut dire que certains engagements pris par le groupe auprès de l'Etat français lors de cette acquisition arrivent à échéance fin juin. Dans le document signé à l'époque, fruit de négociations avec Emmanuel Macron, alors ministre de l'Economie, Nokia devait notamment augmenter les effectifs de R&D en France de 25% sur trois ans, pour les faire passer de 2 000 à 2 500 personnes.

Le document prévoyait ainsi l'embauche de 300 jeunes diplômés et la préservation des sites de Lannion et Nozay... aujourd'hui cibles du plan social attendu prochainement. L'entreprise finlandaise compte actuellement 2 600 salariés dans la R&D en France.

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