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Notre avis sur 'Sky Rojo', la nouvelle série Netflix du créateur de 'La Casa de Papel'

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Notre avis sur 'Sky Rojo', la nouvelle série Netflix du créateur de 'La Casa de Papel'
"Sky Rojo" arrive ce vendredi 19 mars sur Netflix. © Netflix
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Un an après "White Lines", thriller majoritairement en langue anglaise plutôt raté, Álex Pina, créateur de "La Casa de Papel", revient avec une deuxième série dans le cadre de son contrat signé en 2018 avec Netflix. Intitulée "Sky Rojo", elle suit les aventures de trois prostituées qui, après un grave incident, prennent la fuite et tentent d'échapper aux hommes de main de leur proxénète. S'il s'agit toujours d'une série d'action très tape-à-l'oeil, le scénariste — et la co-créatrice de la série, Esther Martínez Lobato — mise cette fois-ci sur un format court, avec seulement huit épisodes de moins de 30 minutes, dont Netflix nous a permis de voir la moitié, avant la sortie de la série ce vendredi 19 mars.

Les épisodes d'une demi-heure ont longtemps été réservée aux comédies, mais l'avènement des plateformes de streaming a permis plus de flexibilité dans les formats des séries dramatiques — on l'a vu récemment avec la série Star Wars "The Mandalorian". Ici, "Sky Rojo" joue clairement sur les deux tableaux. Série d'action avant tout, elle n'oublie pas d'être drôle et légère par moment, même si l'humour employé reste lourd et grossier, comme souvent avec les créations d'Álex Pina.

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Le format court de la série lui permet d'aller à l'essentiel, et de proposer un rythme soutenu qui rend le tout divertissant. Le premier épisode ouvre ainsi sur un club en plein désert, sur l'île de Tenerife, et sur la voiture décapotable de Coral (Verónica Sánchez) qui file à toute vitesse sur la route au son d'une musique rock. Quand elle se gare, la caméra est placée au niveau de la portière, pour y voir l'inscription "strip-tease privé", mais aussi la minijupe et les fesses de l'actrice.

Pendant cette scène parmi d'autres, impossible de ne pas penser à Quentin Tarantino qui semble avoir été la principale source d'inspiration des créateurs. Comme le réalisateur de "Kill Bill" avant eux, ils peignent le portrait de femmes fortes avec des envies de vengeance, tout en imposant un regard masculin assez prégnant sur les actrices. Les scénaristes revendiquent d'ailleurs le genre de "latin pulp", en référence aux histoires bas de gamme aux couvertures racoleuses qui ont inspiré le titre du "Pulp Fiction" de Tarantino.

Pas toujours du meilleur goût

Quand le proxénète qui dirige le club, Romeo, s'attaque à l'une des trois héroïnes, elles se défendent violemment et le laissent pour mort. Elles prennent alors la fuite pour échapper à ses hommes de mains, dont Moisés, interprété par Miguel Angel Sylvestre, vu dans "Sense8". L'occasion pour Coral et ses amies, Gina (Yany Prado) et Wendy (Lali Espósito), de prendre leur destin en main. Une cavale en voiture qui n'est pas sans rappeler "Thelma et Louise".

Si l'action de la série part au quart de tour, des flashbacks au fil des épisodes nous permettent d'en savoir plus sur les trois femmes. Ainsi Gina et Wendy ont été amenées en Espagne depuis leur pays d'origine en Amérique du Sud, et Romeo les obligeait à travailler pour lui en les menaçant. Une façon, peut être un peu trop rapide, de traiter du sujet du trafic d'êtres humains qui va souvent de pair avec celui de la prostitution.

Et si "Sky Rojo" n'est pas toujours du meilleur goût, elle a le mérite de placer les femmes au centre de son récit. Face à elles, les hommes sont principalement pathétiques et incompétents.

Forte en rebondissements et scènes d'actions bien rythmées, "Sky Rojo" est un divertissement efficace — qui implique quand même de débrancher son cerveau le temps du visionnage. Reste à voir si la série arrive à tenir sur la durée sans lasser, une deuxième saison de huit épisodes étant déjà prévue.

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