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Office dépôt est placé en liquidation judiciaire, 963 salariés laissés sur le carreau

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Office dépôt est placé en liquidation judiciaire, 963 salariés laissés sur le carreau
Le tribunal de commerce de Lille a prononcé mardi 28 septembre la liquidation judiciaire d'Office Depot France. © Niviere David/ABACAPRESS.COM
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Même s'ils n'avaient que peu d'espoir, la sentence a été difficile à entendre pour les salariés d'Office Depot. Le tribunal de commerce de Lille a en effet prononcé mardi 28 septembre la liquidation judiciaire d'Office Depot France, parachevant la disparition de la société reprise partiellement par la coopérative Alkor, qui a maintenu quelque 500 emplois sur 1 500, a-t-on appris auprès des syndicats. "Même si on s'y attendait, on est dépités. C'est une entreprise qui a plus de 50 ans d'histoire et qui se retrouve rayée de la carte en 15 minutes", a réagi auprès de l'AFP Sébastien Fournier, secrétaire du CSE central et délégué Unsa.

En juillet, la Cour d'appel du Nord avait jugé "irrecevable" le recours déposé par le CSE central du spécialiste des fournitures de bureau et deux représentants du personnel, qui attaquait la reprise par Alkor décidée par le tribunal de commerce de Lille en nullité pour "excès de pouvoir". Alkor s'était engagée à reprendre 50 magasins et 460 salariés - sur 1 483 - au sein de la branche "retail" et à proposer 370 postes supplémentaires via une bourse à l'emploi avec priorité d'embauche sur deux ans. En juillet, 963 salariés d'Office Depot avaient reçu une notification de licenciement.

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"C'est la fin d'une aventure. La boîte a été pliée en quatre mois", a réagi auprès de l'AFP un salarié maintenu et qui a requis l'anonymat. Il évoque "le sentiment d'un énorme gâchis avec 1 000 personnes sur le carreau" dont "la plupart avaient un vrai savoir-faire en France".

Les anciens salariés dénoncent la responsabilité du très critiqué fonds d'investissement allemand Aurelius, qui avait racheté Office Depot France en janvier 2017, et sa gestion "calamiteuse" ayant "saboté la trésorerie" de l'entreprise. "Nous avions alerté le gouvernement dès 2019 qui n'a jamais agi", a affirmé à l'AFP Maître Céline Pares, avocate du CSE. "Nous entamerons dès janvier 2022 une action auprès du tribunal judiciaire en responsabilité délictuelle pour faire reconnaitre la responsabilité d'Aurelius dans la déconfiture d'Office Depot France."

Contactée, la direction n'a pas souhaité s'exprimer.

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