Le DG de Toshiba, Satoshi Tsunakawa. REUTERS/Toru Hanai

Toshiba a annoncé mardi qu'il intégrerait dans ses comptes une charge de 712,5 milliards de yens (5,9 milliards d'euros) pour refléter la dépréciation de la valeur de ses actifs nucléaires américains, ce qui devrait entraîner une perte nette de l'ordre de 390 milliards de yens sur l'ensemble de l'exercice.

Il y a un an, le fabricant d'équipements électriques, connu pour ses cartes mémoires flash, avait racheté B&I Stone & Webster, un spécialiste de l'énergie nucléaire, au groupe américain Chicago Bridge & Iron (CBI).

Mais à la fin de l'exercice fiscal 2015-2016, l'entreprise avait reconnu que cette acquisition par sa filiale nucléaire américaine Westinghouse avait largement surpayé.

Le groupe a d'ailleurs annoncé la démission du président  de Westinghouse, Shigenori Shiga, avec effet au 15 février.

Le groupe industriel japonais estime à sa perte à 499,9 milliards de yens sur les neuf premiers mois de son exercice clos fin mars et indique que ses fonds propres étaient négatifs de 191,2 milliards de yens à fin décembre.

Toshiba a précisé ne fournir que des indications "guidance" au marché, ses résultats étant non audités et susceptibles de faire l'objet d'importantes révisions.

Toshiba avait déjà accusé une perte de 460 milliards de yens sur l'exercice précédent, conséquence d'un scandale comptable en 2015.

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